Recongeler l'Arctique : enfin une solution miracle pour sauver la banquise ?

Publié le 20 février 2017 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par One Heart
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La calotte glaciaire fond à une allure inquiétante. Pour la recongeler et donc la sauver, des chercheurs américains ont imaginé un système géantissime avec des pompes éoliennes. Si l'idée peut paraître saugrenue, personne n’a pour l'instant trouvé meilleure solution. 

Il y a urgence à agir ! L'Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit et l’accord de Paris de 2015 ne pourra pas empêcher la disparition complète de la glace en été d’ici à 2030, selon de nombreux scientifiques. Une telle disparition mettrait en danger de nombreuses espèces dont l'ours polaire, et accentuerait d'autre part le réchauffement puisque la glace renvoie les rayons du soleil dans l’espace.

Face à cela, le physicien Steven Desch, qui dirige une équipe de chercheurs à l’Université d’Arizona, a un plan. Aussi ingénieux qu'original ! Présenté dans la revue Earth’s Future, le projet consisterait, pour faire simple, à recongeler les eaux de l’Arctique pour reformer et épaissir la banquise. Pour se faire, il faudrait installer près de 10 millions de pompes tout autour du continent arctique. Ces pompes fonctionneraient grâce à l’énergie du vent et auraient pour fonction de pomper l’eau plus froide des profondeurs à la surface pour qu’elle gèle plus facilement. 

Selon les chercheurs, cela permettrait de rajouter près d’un mètre d’épaisseur de glace supplémentaire sur la banquise. "Une glace plus épaisse signifierait une glace qui tient plus longtemps." Ainsi, "le danger que toutes les glaces de l’Arctique disparaissent en été serait considérablement réduit", a affirmé à The Observer, Steven Desch

Ingénieux ! Mais il y a un hic : le prix. Un tel projet se chiffrerait sans doute dans les 500 milliards de dollars d’après les chercheurs. C’est une somme colossale donc, qui demanderait l’aide d’institutions internationales, de gouvernements mais aussi de mécènes milliardaires. Mais c’est aujourd’hui "le prix à payer si nous voulons mettre fin à la calamité à laquelle fait face l’Arctique", fait savoir Steven Desch. A bon entendeur !