Projet Azur : une aventure en kayak et à vélo pour sensibiliser à la pollution des déchets plastiques

Publié le 10 août 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 3 mins

À 28 ans, Anaëlle Marot, éco-aventurière et instigatrice du Projet Azur, a décidé de descendre puis de remonter la Loire à vélo et en kayak pour sensibiliser et alerter les citoyens à la pollution des déchets plastiques. Nous avons discuté avec l'animatrice du projet, en direct de Saumur et de sa tente, qui nous en dit plus sur les véritables objectifs de sa traversée. 

 

Projet Azur, un collectif d'éco-aventurières qui sensibilise à la protection des écosystèmes 

 

Après des études de psychologie, Anaëlle Marot a réalisé un voyage en Italie où la beauté du paysage l’a poussé à faire un master en éthologie, c’est-à-dire l’étude scientifique du comportement animal. « Je me suis rendu compte que pour protéger cet équilibre fragile de l’écosystème, c’était intéressant de s’attaquer aux secteurs les plus polluants et destructeurs. Je me suis donc intéressée au tourisme, et plus particulièrement aux solutions de tourisme durable en économie sociale et solidaire », nous explique Anaëlle Marot. Suite à ses études, elle a voulu montrer, grâce à la pratique, comment chacun pouvait lutter contre la pollution des écosystèmes.

 

C’est ainsi qu’en 2020, Anaëlle Marot met en place Le Projet Azur, un collectif d’aventurières, pour sensibiliser à la protection de la nature et précisément de la mer. « J’étais révoltée de l'omniprésence du plastique en Méditerranée. J’avais envie d’inciter les gens à l’action donc je suis partie faire 1 000 km en kayak et en vélo sur le littoral méditerranéen en organisant des ramassages de déchets tous les dimanches sur mon trajet », dévoile Anaëlle. Le but de cette grande aventure est de retracer le trajet d'une bouteille plastique qui est jetée dans la Loire jusqu'à son arrivée dans l'Océan Atlantique. Pour la soutenir dans son projet, elle peut compter sur l'assureur La MAIF et son dispositif Sport Planète. Ce dernier va mettre en synergie des fédérations de sport, des ONG et des éco-aventuriers afin de former des générations de sportifs responsables autour des valeurs du recyclage et de la préservation de l’environnement. 

 

Anaëlle Marot se préparant à reprendre son périple le long de la Loire en kayak (©ProjetAzur)

 

Un projet engageant et sportif au service de l'environnement

 

Après avoir arpenté la Méditerranée, Anaëlle a décidé de continuer sur sa lancée en traversant le plus long fleuve de France, la Loire. Le 2 mai dernier, elle a démarré son périple au Mont Gerbier de Jonc situé en Ardèche. Elle le terminera le 12 septembre prochain, au même endroit, après avoir remonté la Loire dans l’autre sens et à vélo. C’est du lundi au vendredi qu’Anaëlle, équipée de son vélo ou de son kayak, arpente la Loire et campe en totale autonomie. Durant cette période, elle prend le temps d’apprécier la nature et les différents écosystèmes qui l’entourent. « Le vendredi midi j’arrive et je suis accueillie soit par un club de kayak, soit par une association locale ou par des militants de la MAIF. Ensuite, ils me présentent toutes les problématiques environnementales auxquelles ils peuvent être confrontés », développe Anaëlle. Cette dernière se repose ensuite le samedi et le lendemain, elle organise un ramassage des déchets qui va donner lieu à leur catégorisation.


Avec le Projet Azur, Anaëlle espère donner l’envie d’agir. « Nous avons tous un rôle à jouer contre la pollution plastique », témoigne-t-elle avant d'ajouter : « Je veux aussi transmettre un savoir, celui des écosystèmes qui sont fragiles. Pour cela, j’aime organiser des temps de mobilisation autour de la dépollution (N.D.L.R. l'élimination des pollutions des différents compartiments, air, eau et sol) pour sensibiliser à cette problématique ». Anaëlle Marot et les équipes du Projet Azur tentent d’alerter un maximum de citoyens sur l'impact des déchets plastiques qui détruisent les écosystèmes. Pour ce faire, Anaëlle entend mettre en place d’autres parcours avec plus d’éco-aventurières qui pourraient reprendre le flambeau du circuit de la Méditerranée et de la Loire. « Il faut être une femme très motivée, car c’est un projet engageant. On sort aussi souvent de notre zone de confort et on est toujours actives. Finalement, je peux presque dire que la motivation est ce qui compte le plus », conclut Anaëlle.

 

Par Léa Bourgoin