Pour sauver les écosystèmes, l'ONU suggère d'investir 0,1 % du PIB mondial

Publié le 4 juin 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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Dans un rapport publié le 27 mai 2021, l'ONU a révélé que si 0,1 % du PIB mondial était investi dans la protection de l'environnement d'ici 2050, cela pourrait éviter la dégradation de tous les écosystèmes naturels. Ce rapport fait suite aux différentes alertes lancées par des scientifiques qui s'inquiètent des dommages irréversibles de la pollution de l'eau et de l'air ou encore de la destruction des forêts. 

 

Investir pour protéger et aider la planète à se reconstruire 

Pour faire face aux différentes crises auxquelles la planète est confrontée, comme la pollution des eaux, de l'air, mais aussi la déforestation, l'ONU a révélé dans un rapport, qu'investir 0,1 % du PIB mondial d'ici 20150 dans la défense de la biodiversité permettrait d'éviter des dégâts irréparables. Le rapport précise, en effet, qu'il est impératif d'investir 8,1 milliards de dollars afin de préserver les différents écosystèmes qui constituent notre planète. « Si nous ne le faisons pas, il y aura des dommages définitifs. L'écart de 4 milles milliard que nous décrivons ne peut pas être comblé plus tard. Il y aura des dommages irréversibles à la biodiversité que nous ne pourrons plus réparer », a dévoilé Teresa Hartmann, responsable du Forum économique mondial (WEF) sur le climat et la nature.

 

Ce rapport fait suite à un cri d’alerte lancé en janvier 2021 par des scientifiques qui s'inquiétaient de "l'ignorance et l'inaction" des pays en matière de protection de l'environnement. La protection de la nature et du climat devrait représenter un investissement plus important selon les scientifiques qui ont réalisé le rapport. En plus de cela, Inger Andersen, directrice exécutive de l'Unep (Programme des nations unies pour l’environnement), a ajouté dans la revue du Professeur en économie Partha Dasgupta, que le monde a été mis "en danger extrême" car la nature n'a pas été prise en compte lors des prises de décisions économiques. « Nous injectons des milliards de dollars dans l'économie pour construire des infrastructures, protéger les pauvres et créer des systèmes de santé. Si nous voulons protéger la planète, cela vaut la peine de penser à investir dans des solutions basées sur la nature », a ajouté Inger Andersen.

 

Par Léa Bourgoin