Les féministes censurées par les géants du Net

Publié le 11 mars 2016 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Facebook et Youtube se sont distingués cette semaine en censurant des artistes féministes, le duo C.L.I.T. et Illma Gore.

Internet est un lieu de liberté, pour le meilleur et parfois pour le pire. Alors que l’on peut (pratiquement) tout trouver sur la toile, certains géants du web sont passés maitres dans l’art complexe de la censure.

Facebook, couvrez ce sexe que je ne saurais voir

Le palme de la tartuferie digitale revient ce mois-ci sans conteste à … Facebook !! Le réseau social vient de bannir une artiste pour avoir publié une peinture de Donald Trump dans son plus simple appareil.

Illma Gore est une plasticienne féministe vivant à Los Angeles. Elle a récemment créé le buzz en publiant une illustration montrant le milliardaire, candidat à la primaire républicaine, affublé d’un micro-pénis. Et ça ne fait pas rêver !

La réaction de Facebook ne s’est pas fait attendre, l’artiste a été bannie durant trois jours. Le plus intrigant est que l’illustration a été autorisée sur d’autres médias sociaux, dont Instagram (propriété de Facebook). Elle est apparue également sur eBay, avant d’être supprimée à la suite de menaces de poursuite judiciaire par le clan Trump.

C’est bien connu, Facebook ne supporte pas la nudité. On se souvient de l’affligeante censure de L’Origine du monde de Gustave Courbet. La firme de Mark Zuckerberg devrait apprendre à distinguer la pornographie de l’art.

Youtube n’aime pas le C.L.I.T.

Le duo féministe C.L.I.T. a parodié le clip de « Saint-Valentin », une chanson d’Orelsan, pour dénoncer les paroles sexistes de certains rappeurs. Leur refrain « Suce  mon clit pour la Saint-Valentin » est la transposition parfaite du refrain original « Suce ma bite pour la Saint-Valentin ». La vidéo rappelle qu’en France, une femme est violée toute les 7 minutes.

Malheureusement, il semblerait que Youtube n’ait pas saisi la subtilité. La plateforme de vidéos en ligne, propriété de Google, avait décidé de censurer la vidéo pour « contenu sexuellement explicite » et de clôturer le compte du groupe.

Mais s’il y a une chose que la firme californienne n’apprécie pas, c’est bien le badbuzz ! Devant la gronde populaire, Google a courageusement remis la vidéo en ligne, disponible en lien de bas de page.

« Messieurs les censeurs, bonsoir ! »