Les écoquartiers : batissons l'avenir !

Publié le 26 février 2018 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 3 mins

Par Sahba, qui a raté son avion écolo

 

Selon le rapport du service des populations du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU publié en 2014, sur les perspectives de l’urbanisation “54% de la population mondiale vit dans les zones urbaines” aujourd'hui. Or ce taux s’accroît chaque année et l'on prévoit un taux de 75% pour 2050, ce qui incite les gouvernements à revoir leurs plans d’aménagement car qui dit sururbanisation, dit également problèmes de pollution, sans parler de problèmes environnementaux. N’oublions pas que la pollution cause 48 000 morts chaque année. C’est pourquoi, prendre des initiatives éco-responsables devient urgent afin de protéger au mieux notre environnement. Les gouvernements se mobilisent en mettant en pratique des initiatives écologiques afin de limiter l'émission de gaz à effet de serre et cela débute avec un changement de regard qu’on porte sur notre habitat. C’est pourquoi, des initiatives telles que les écoquartiers se mettent en place.

 

Qu’est-ce qu’un écoquartier ?


Ce sont tout simplement des zones urbaines conçues ou renouvelées dans une logique durable qui permet de satisfaire les besoins de la génération actuelle sans compromettre ceux des prochaines générations. Cela passe également par la protection de l’environnement. Ces nouveaux quartiers répondent aux critères les plus idéalistes tels que :

  • la diversité des logements : plusieurs types de logements peuvent se regrouper dans la même zone ;
  • la diversité des transports : les circuits courts sont privilégiés, les citoyens sont invités à pratiquer la marche ou bien à utiliser leur vélo ;
  • une meilleure gestion du recyclage des déchets : valorisation et utilisation des énergies renouvelables 

Les habitants sont fortement intégrés dans ce circuit écologique car ils pourront apporter des idées neuves dans l’amélioration de certaines pratiques.

 

Les éco-quartiers en France

 

Depuis 2008, les éco-quartiers font également leur apparition en France dans le but de construire des habitats qui respectent le développement durable dans la perspective de 2050. De plus en plus de quartiers, d’agglomérations ou même des petites communes émettent le souhait de respecter certains critères pour atteindre un certain objectif en terme de déplacement simplifié, d’énergie ou même d’économie circulaire.

À ce jour, il existe 39 écoquartiers labellisés construits ou en cours de construction. En 2008, l'État lance le label national EcoQuartier qui sera concrétisé en 2012. Ce dernier est fondé sur 20 engagements applicables dans l’aménagement d’un territoire, d’un quartier ou même d’un immeuble. De ce fait, l’attribution de ce label permet de valoriser les engagements tenus qui permettent aux habitants de vivre dans une zone qui respecte les principes du développement durable.

Ainsi à Paris, des éco-quartiers voient le jour notamment celui du 13e arrondissement inauguré en 2015. Il s'agit d'un bel exemple d’application des principes du développement durable car l’aménagement du quartier est fondé sur des transports propres, la récupération des eaux de pluie, des immeubles construits avec des matériaux durables et la valorisation des espaces verts.

D’ailleurs, le plus grand écoquartier de France se trouve à Palaiseau, dans la région de l’Essonne, avec  2 000 logements sur plus de 22 hectares. Construits sur une logique éco-responsable, leur énergie est issue de la biomasse. De plus, une réelle diversité anime ces logements car 500 d’entre eux sont attribués aux étudiants.


En Outre-Atlantique, précisément au Brésil, on surnomme la ville du Curitiba “the greenest city” (NDLR. ''la ville la plus verte") car dans les années 70, elle a fait le choix radical de se tourner vers un système d’aménagement éco-responsable. C’est pourquoi, elle fait partie des dix villes les plus écologiques au monde, d'autant plus que les citoyens participent au quotidien à la réussite de cette ville verte. Ainsi, ces derniers peuvent échanger leurs déchets contre de la nourriture ou même un ticket de bus !