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La Nouvelle-Zélande devient le premier pays à adopter le congé payé en cas de fausse couche

Publié le 7 avril 2021 (modifié le 8 avril 2021 à 16h00)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Après avoir créé un congé spécial pour les victimes de violences conjugales en 2018, la Nouvelle-Zélande a, le 24 mars 2021, instauré un congé pour les femmes ayant subi une fausse couche. Sous l'impulsion de la députée Ginny Andersen, ce congé payé permettra aux femmes de se reconstruire, aussi bien physiquement que mentalement. 

Un pays pionnier en matière des droits des femmes

Ginny Andersen, députée travailliste engagée pour le droit des femmes en Nouvelle-Zélande, a défendu l'idée d'instaurer un congé payé aux femmes ayant vécu une fausse couche. En effet, elle a déclaré que la mortinatalité, c'est-à-dire la mort du fœtus pendant la grossesse ou celle du nourisson lors de l'accouchement, devait être considérée et devait donner droit à un congé payé lié à ce deuil. Accordé aux femmes et à leur partenaire, il est d'une durée de trois jours et permet aux victimes de se reconstruire, aussi bien sur le plan physique que mental. Avant cela, les femmes victimes de fausse couche ou d'un enfant mort-né devaient poser un arrêt maladie, ce qui n'était pas logique, selon Ginny Andersen : « Le deuil qui accompagne une fausse couche n’est pas une maladie, c’est une perte, et il faut du temps pour se remettre physiquement et mentalement d’une telle perte », a-t-elle plaidé, le 24 mars dernier, au Parlement.

Ce congé devrait aussi être accordé aux parents qui ont été confrontés à la perte de leur fœtus via une procédure de gestation pour autrui (GPA). La Nouvelle-Zélande est devenue, au fil des années, un pays pionnier en matière des droits des femmes. En 1893, il était le premier à accorder le droit de vote aux femmes. En 2018, il a accordé un congé payé pour les victimes de violences conjugales et en 2020, il a dépénalisé l'avortement qui était devenu un sujet tabou à travers le pays. « J’espère que si nous sommes l’un des premiers, nous ne serons pas l’un des derniers, et que d’autres pays commenceront à légiférer pour un système de congés juste et empreint de compassion, qui reconnaisse la douleur et le deuil qu’engendre une fausse couche ou la naissance d’un enfant mort-né », conclut Ginny Andersen.

 

Par Léa Bourgoin