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La forêt amazonienne se dégrade et rejette plus de CO2 qu'elle n'en absorbe

Publié le 3 mai 2021 (modifié le 4 mai 2021 à 16h17)
Par Mélanie
Temps de lecture : 2 mins

Selon une étude publiée le jeudi 29 avril, dans la revue scientifique Nature Climate Change, la forêt amazonienne est sur le point de basculer. Les chercheurs ont dévoilé que l'Amazonie, victime du changement climatique et des activités humaines, rejette plus de carbone qu'elle n'en absorbe, ce qui met en péril le poumon de la planète.

 

18% de CO2 de plus émis entre 2010 et 2019

L'étude publiée jeudi 29 avril dans la revue scientifique Nature Climate Change, démontre que l'état de la forêt amazonienne se dégrade fortement. En effet, les chercheurs ont mis en lumière la situation inédite dans laquelle se trouve "le poumon de la planète", qui représente 60% de la forêt primaire de la Terre. Entre 2010 et 2019, la forêt amazonienne a ainsi émis 18% de dioxyde de carbone en plus, soit une quantité supérieure à celle absorbée. Elle a relâché 4,45 milliards de tonnes de CO2 dans la nature alors qu'elle en avait absorbé 3,78 milliards. Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, et un des auteurs de l'étude, a révélé que "les autres pays compensent les pertes de l'Amazonie brésilienne". Autrement dit, pour le moment, l'ensemble de la forêt n'a pas encore basculé totalement, mais elle pourrait bientôt le faire.

Depuis de nombreuses années, les scientifiques craignent un affaiblissement des forêts tropicales et notamment de la forêt amazonienne à cause de la déforestation mais aussi des gaz à effet de serre émis par l'Homme. « Jusqu'à présent, les forêts, en particulier les forêts tropicales, nous protégeaient en permettant de freiner le réchauffement. Mais notre dernier rempart, l'Amazonie, est en train de basculer », explique Jean-Pierre Wigneron à l'AFP. Les principales causes de ce "point de rupture" sont les coupes sélectives des arbres, les petits incendies ainsi que la mortalité des arbres liée à la sécheresse. En 2019, 3,9 millions d'hectares ont été perdus en Amazonie, soit 30% de plus qu'en 2015 et environ 4 fois plus que durant la période 2017-2018.

 

Par Léa Bourgoin