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Jeux olympiques 2021 : le traitement des équidés fortement critiqué

Publié le 2 septembre 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
Temps de lecture : 3 mins

La Fédération Française d'Équitation a défini le bien-être équin comme étant « l'état mental et physique positif d'un cheval lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux ». Aux Jeux olympiques 2021, le comportement agressif de la cavalière allemande Annika Schleu et de celui de son entraîneuse Kim Raisner envers son cheval, a choqué les internautes qui se sont empressés de réagir sur les réseaux sociaux.

 

Les chevaux, "des athlètes de haut niveau traités comme des rois"

Au-delà du bien-être général du cheval, il faut prendre en considération son traitement et plus précisément sa bientraitance lors de grandes compétitions, nationales comme internationales. Les chevaux doivent jouir des mêmes droits, de la même bienveillance et de la même bientraitance que les êtres humains. Durant les grandes compétitions internationales, de nombreux examens sont réalisés pour juger du bon état physique et mental du cheval qui va concourir. « Sur les épreuves nationales et internationales comme les Jeux olympiques, les chevaux sont traités comme des athlètes de haut niveau, comme des rois. Il y a des vétérinaires et des ostéopathes qui sont constamment présents pour vérifier le bien-être physique et mental des chevaux, mais il y a aussi des masseurs qui vont venir détendre et récompenser les équidés pour leurs efforts », nous explique la Fédération Française d'Équitation, contactée par téléphone. 

 

Le bien-être d’un cheval passe par la confiance aveugle qu’il accorde à son cavalier, d’après la FFE. Pour la fédération, l’amour et la bienveillance sont primordiaux pour que le cheval soit dans un bon état mental et physique lui permettant d'accomplir les actions demandées par son cavalier. Sans cela, son bien-être et sa bientraitance pourraient être fragilisés. Durant les Jeux olympiques de Tokyo qui se sont déroulés du 23 juillet au 8 août 2021, la condition animale a été largement évoquée, alors que les comportements de l’athlète et cavalière allemande Annika Schleu, et de son entraîneuse Kim Raisner, avaient provoqué l’indignation. Son cheval, qui est tiré au sort 20 minutes avant l’épreuve selon les règles de l’Union Internationale de Pentathlon Moderne (UIPM), a refusé d’avancer. L’équidé a alors paniqué et l’entraîneuse d’Annika Schleu a asséné un coup de poing au cheval avant d’inciter la cavalière à faire de même.

 

Une association allemande porte plainte pour "cruauté et complicité de cruauté envers les animaux"

Cette scène entre Annika Schleu, son cheval ainsi que son entraîneuse, a choqué les téléspectateurs et internautes tout en indignant les défenseurs des animaux. Cela relance le débat et pose des questions sur la condition des équidés dans les compétitions de haut niveau. Hugo Clément, le journaliste et militant français engagé en faveur de la cause animale, a réagi sur les réseaux sociaux en pointant du doigt le fait de considérer le cheval "comme un objet" et les larmes de la cavalière comme "une terrible injustice".

 

Capture d'écran du tweet d'Hugo Clément concernant la séquence qui a choqué les internautes (©HugoClément/Twitter)

 

Suite à cet épisode, l’Association Allemande de protection des animaux (Deutscher Tierschutzbund) a décidé de déposer plainte auprès de l’UIPM pour « cruauté envers les animaux » et « complicité de cruauté envers les animaux » : « Bien sûr, une athlète concentrée sur l’or olympique subit un stress énorme à ce moment-là, mais ce n’est pas une excuse à la cruauté envers les animaux », a déclaré Thomas Schröder, le président de l’association. Par la suite, Annika Schleu s’est défendue en expliquant qu’elle n’avait pas été « extrêmement dure » avec son cheval. Cependant, elle a reconnu qu’elle aurait dû faire preuve de plus de calme pour gérer cette situation. « Le cheval monté par Annika Schleu était très fatigué parce que ce parcours, il l'a fait plusieurs fois. Quand il a commencé à ressentir tout le stress et la détresse de sa cavalière, il a paniqué et a réagi de cette façon, et c'est plutôt logique », précise de son côté la FFE.

 

Par Léa Bourgoin