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Europe : Une nouvelle forêt, où aucune activité humaine ne sera autorisée, va bientôt voir le jour

Publié le 19 juin 2020 (modifié le 17 février 2021 à 11h08)
Par Mélanie
Temps de lecture : 2 mins

Le projet d'implantation d’une forêt primaire du célèbre botaniste Francis Hallé devrait bientôt voir le jour en Europe. Son idée devrait permettre à plusieurs espèces de renaître sur le continent mais aussi d’absorber du dioxyde de carbone. 

 

« On n’abat aucun arbre, on ne ramasse rien, on ne chasse pas »


Dans une forêt primaire, la nature a tous les droits puisqu’elle se développe sans aucune gestion humaine. Aujourd’hui en Europe, il ne reste plus qu’une seule forêt de ce type, celle de Bielowiecza, située en Pologne. Cette nouvelle forêt devrait se situer sur une plaine, à cheval sur plusieurs pays d’Europe, mais son emplacement précis n’a pas encore été déterminé. Sa taille devrait atteindre les 60 000 hectares


Contrairement aux autres forêts, aucune activité humaine ne sera autorisée sur le site : « le principe fondateur, c’est qu’il n’y ait aucune gestion humaine : on n’abat aucun arbre, on ne ramasse rien, on ne chasse pas. Tout un budget sera consacré à la surveillance et à la protection des lieux. » explique Francis Hallé au magazine Goodplanetmag. Grâce à ce mode de fonctionnement, la biodiversité pourra se développer seule et les espèces animales devraient venir d’elles mêmes dans la forêt selon le botaniste. Les humains seront autorisés à venir sur le site uniquement pour le visiter, à condition que des aménagements respectueux de la nature, soient réalisés pour éviter le piétinement. 

 

Un projet soutenu par les autorités européennes et plusieurs associations 


Le projet a très bien été accueilli par les autorités européennes puisqu’il entre dans les objectifs du Pacte vert européen, qui consiste à rendre l'Europe climatiquement neutre en 2050. « Nous avons reçu un très bon accueil de la Commission européenne qui nous apportera une aide juridique pour créer cet espace. (...) L’UE pourrait participer également au financement du projet ». Plusieurs associations comme Forest Art Project ou l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) ont également témoigné de leur soutien au projet et ont adhéré au groupe de travail. 

 


Le développement de la forêt primaire devrait s’étendre sur plusieurs siècles et ainsi devenir un projet intergénérationnel

 

 

Par Chloé Sappia