États-Unis : 2 milliards de moustiques génétiquement modifiés pour éradiquer des maladies

Publié le 16 mars 2022
Par Julie MARIE
Temps de lecture : 2 mins
Une entreprise américaine a reçu l’autorisation de lâcher deux milliards de moustiques génétiquement modifiés dans la nature pour réduire le nombre d'insectes vecteurs de maladies mortelles pour l’homme. Cette étonnante solution n’aura pas d’impact négatif sur l’environnement.

Les moustiques tuent 750 000 hommes chaque année dans le monde

Le moustique, animal le plus dangereux et mortel pour l’homme, fait chaque année plus de 750 000 morts dans le monde. Dengue, paludisme, chikungunya… l’insecte est vecteur de nombreuses maladies potentiellement graves pour l’homme. Les solutions aujourd’hui existantes pour réduire sa nuisance passent la plupart du temps par l’utilisation d’insecticides et de pesticides qui peuvent entre autres polluer l'air et le sol, en cas de pluie par exemple.

Il existe néanmoins une solution alternative pour éviter de polluer l'air et le sol : le lâcher de moustiques OGM (Organisme génétiquement modifié). Après différentes expérimentations concluantes, la société américaine Oxitec a reçu l’autorisation de l’Agence de protection environnementale des États-Unis de libérer 2 milliards de moustiques tigres mâles transgéniques dans la nature. Génétiquement modifiés, les moustiques auront pour objectif de se reproduire avec des femelles donnant naissance à des larves non-viables. De cette manière, les moustiques porteurs de maladie ne parviendront pas à l’âge adulte et la diminution de la population de moustiques permettra de réduire les risques de dengue, de paludisme ou de chikungunya sans recourir aux pesticides.

L’homme n’aurait aucune raison de craindre ces moustiques

La société Oxitec avait déjà lâché 12 000 œufs de moustiques génétiquement modifiés en Floride en mai 2021. L’expérimentation avait eu les effets escomptés, faisant rapidement baisser la population de moustiques. L’utilisation de pesticides peut avoir des effets néfastes sur d’autres espèces comme les abeilles, d’où l’intérêt de ne pas y avoir recours. De plus, la nouvelle méthode réduit la population de moustiques mais ne l’élimine pas, ce qui permet aux oiseaux et aux chauves-souris de continuer à se nourrir.

D’après l’Agence de protection environnementale des États-Unis, l’homme n’a aucune raison de craindre ces moustiques OGM : seuls les mâles sont modifiés génétiquement et ces derniers ne piquent pas, contrairement aux femelles qui se nourrissent du sang humain et sont porteuses de maladies.