En Antarctique, le plus gros iceberg du monde s'est détaché de la banquise

Publié le 21 mai 2021 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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Depuis le 14 mai dernier, un iceberg de près de 170 km de long et 25 km de large, se détache de la banquise de Ronne, en Antarctique. Baptisé A76 par la Commission européenne de l'Industrie de la Défense et de l'Espace, l'iceberg est 80 fois plus grand que Manhattan. 

Un iceberg d'une surface de 4 230 km2 

Un énorme bloc de glace se sépare de la banquise de Ronne en Antarctique depuis le 14 mai 2021. L'un des satellites du programme européen Copernicus de l’Agence spatiale européenne, a réussi à capturer une image. On y voit un iceberg d'une taille équivalente à la moitié du territoire corse, mesurant 170 km de long, 25 km de large, pour une surface totale de 4 230 km2. Si sa taille reste impressionnante, ce n'est malheureusement pas le premier gros iceberg à s'être détaché. En effet, selon l'Agence Spatiale Européenne, un iceberg nommé A-23A, d’une surface de 3 380 km2, a dérivé dans la mer de Weddell il y a quelques mois. Un autre d'une surface de 1 270 km2 s'était aussi détaché de la banquise de Brunt, en février 2021. 

 

Capture d'écran montrant le détachement de l'iceberg A-76 en Antarctique (©CentreNationald'ÉtudesSpatiales/Twitter)

 

Le réchauffement climatique beaucoup plus important en Antarctique

En cause dans ces nombreux détachements d'icebergs, le réchauffement climatique, qui engendre une importante fonte des glaces en Antarctique. Depuis l'ère préindustrielle, la présence des gaz à effet de serre, liée à l'activité humaine, n'a cessé d'augmenter, ce qui a causé un réchauffement de la planète de plus d'1 %. L'Accord de Paris estime que depuis le début du siècle, les températures ont augmenté de 3 %.

Une étude de modélisation et de prévision publiée dans la revue scientifique Nature, a démontré que si aucun changement, ni aucune mesure stricte concernant le réchauffement climatique ne sont prises, "l’Antarctique pourrait connaître une brusque augmentation de la fonte des glaces vers les années 2060". De plus, cela causerait une forte hausse du niveau de la mer qui sera multipliée par deux, d'ici 2100. Ted Scambos, glaciologue à l’université du Colorado à Boulder, estime que là est la limite : « Si nous gardons le pied sur l'accélérateur, nous allons nous retrouver dans une situation où l’inlandsis Ouest-Antarctique disparaîtra totalement », a-t-il alerté. 

 

 

Par Léa Bourgoin