Des ONG demandent l’interdiction de la publicité pour les secteurs les plus polluants

Publié le 25 juin 2020 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h55)
Par One Heart
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Jeudi 18 juin, les ONG Greenpeace France, Réseau action climat et Résistance à l’agression publicitaire (RAP) ont réclamé une loi "Evin climat". L’objectif de cette loi serait d'interdire la publicité des secteurs contribuant au réchauffement climatique, notamment les transports utilisant des énergies fossiles ainsi que les carburants.


5,1 milliards d’euros d’investissements publicitaires pour les transports


S'inspirant du contrôle de la publicité sur le tabac et l'alcool instauré par la loi Evin de 1991, les ONG environnementales réclament une loi "Evin climat" pour limiter la publicité des secteurs les plus polluants. Parmi eux, les transports (automobile ou aérien) et les carburants, qui représentent plus de 30% des émissions de gaz à effet de serre dans l'Hexagone. Ces mêmes secteurs réalisent pourtant "des investissements publicitaires très importants" pour inciter à la consommation. Selon les ONG, le prix des investissements publicitaires pour les secteurs automobile, aérien et pétrolier s’élevait à 5,1 milliards d’euros pour l’année 2019 (dont 4,3 milliards pour le seul secteur automobile).


Moins de publicité pour moins polluer


Selon les trois organisations, si les publicités de ces secteurs polluants incitant à dépenser disparaissaient, les émissions de CO2 pourraient enfin diminuer. "La demande en biens et services climaticides doit être endiguée afin que les émissions de gaz à effet de serre et la pollution diminuent" écrivent les trois organisations environnementales dans un rapport. Ces dernières réclament en autre l'interdiction directe ou indirecte de toute publicité pour véhicule marchant à l'énergie fossile ou toute opération de parrainage pour la production de ces énergies polluantes en France. 

 

Selon l’INSEE, 121 millions de tonnes de CO2 ont été émises par les transports en 2018, en France.

 

 

Par Chloé Sappia