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Bracelet anti-rapprochement : un souffle d'espoir pour les femmes victimes de violences conjugales

Publié le 28 septembre 2020
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

C’était l'une des promesses du Grenelle contre les violences faites aux femmes au sein du couple. Le 25 septembre, un bracelet anti-rapprochement a été mis en place afin de venir en aide aux femmes victimes d’un conjoint ou ex-mari violent.

Le bracelet anti-rapprochement, un dispositif qui rassure les victimes

Grâce à une géolocalisation, les femmes pourront signaler leur mari violent si celui-ci s’approche d’elles dans une zone dite d’alerte préalablement établie par un juge. De cette manière, à l’aide d’un boitier GPS relié au bracelet, elles seront en mesure de déclencher un système d’alarme. Dès lors, l'auteur des violences est contacté par la plateforme de téléassistance. S'il ne répond pas ou s'il ne change pas de direction, la police est alertée. Quant à la victime, elle est prévenue par la plateforme qui lui conseille de se mettre à l'abri.

Françoise Brié, directrice générale de la Fédération nationale solidarité Femmes (FNSF) a notamment déclaré sur FranceInfo que ce dispositif complémentaire, véritable souffle d’espoir pour les victimes, doit aider à faire respecter les contrôles judiciaires de manière plus radicale. Les associations rappellent leur rôle « d’accompagnement » dans ces situations compliquées, expliquant que "c'est aussi un dispositif qui peut être parfois difficile à supporter" pour les victimes : "Notre rôle d'association c'est de les rassurer, leur dire que ce dispositif est provisoire mais que dans certains moments clefs il peut être nécessaire", a ajouté Françoise Brié.

Une généralisation attendue pour fin 2020

Cinq juridictions (Angoulême, Bobigny, Douai, Pontoise et Aix-en-Provence) viennent dans un premier temps de recevoir un millier de bracelets anti-rapprochement, tandis qu’une généralisation au territoire français est prévue pour le 31 décembre, a assuré le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Si c’est la première fois que l’on évoque ce type de solution en France, à l'étranger et plus précisément en Espagne, ce système a déjà porté ses fruits. Depuis sa mise en place, en 2009, le pays ne compte aucun féminicide.