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A Venise, des mains jaillissent de l'eau pour sensibiliser au réchauffement climatique

Publié le 18 mai 2017 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par One Heart
Temps de lecture : 2 mins

Cette sculpture de Lorenzo Quinn attire l'attention sur les risques que la montée des eaux fait courir à la ville, mais aussi au monde entier. 

Depuis quelques jours, deux mains blanches s'aggrippent sur la façade de l'hôtel Ca' Sagredo. Un geste qui résonne comme un appel au secours. Si rien n'est fait pour lutter contre le réchauffement climatique, elles seront submergées par les eaux du Grand Canal de Venise. Elles, mais aussi la cité des Doges toute entière, menacée par la montée du niveau des océans, comme le sont New York, Tokyo ou encore Singapour.

C'est donc pour nous alerter que l'artiste italien Lorenzo Quinn a installé cette oeuvre, le 13 mai, dans le cadre de la Biennale de Venise. Intitulée Support, elle se compose d'une paire de mains de deux tonnes chacune, qui reposent sur quatre piliers de neuf mètres de haut. Selon la galerie, celles-ci représentent à la fois "la capacité de détruire le monde et de le sauver", une message fort pour rappeler la responsabilité de l'homme dans les dérèglements climatiques actuels, mais aussi sa faculté à enrayer le phénomène à temps, à condition de s'en donner les moyens...

Une interprétation confirmée par l'artiste sur son compte Instagram  :

"La sculpture a pour but de parler aux gens de façon claire, simple et directe à travers les mains innocentes d’un enfant. C’est un message puissant pour dire qu’ensemble, nous avons les moyens d’agir pour freiner le changement climatique qui nous affecte. Venise est une ville artistique qui a inspiré des cultures millénaires. Pour que cela continue, il faut que les générations actuelles et futures réagissent."
 

Photo : capture Instagram via Lorenzo Quinn