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80 millions de réfugiés et de déplacés dans le monde en 2020, selon l'ONU

Publié le 10 décembre 2020 (modifié le 11 décembre 2020 à 12h03)
Par Mélanie
Temps de lecture : 3 mins

Dans un communiqué publié mercredi 9 décembre, Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a dévoilé que le nombre de réfugiés et de déplacés dans le monde avait franchi la barre des 80 millions à la mi-année. 

Un chiffre record dû aux conflits mondiaux et au coronavirus

C'est un « sombre tournant  » qu'est en train de vivre le monde, a annoncé Filippo Grandi dans un communiqué. Selon le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 80 millions de réfugiés et déplacés ont été forcés de quitter leurs pays à cause des persécutions, conflits et violations de droits humains, à la mi-2020. Avant de dépasser la barre record des 80 millions, ce nombre était de 79,5 millions au début de l'année et comprenait, 5,7 millions de personnes déplacées dans leur pays, 29,6 millions déplacées de force hors de leur pays et enfin 4,2 millions de demandeurs d’asile.

Les causes de ces nombreux départs et déplacements sont nombreuses. Les multiples conflits mondiaux tels que les violences en Syrie, au Congo, en Somalie et au Yémen ainsi que les nombreuses persécutions et viols commis envers certains peuples ont persisté et ce, malgré la demande urgente de cessez-le-feu mondial du secrétaire général des Nations unies en début d'année. La pandémie de coronavirus a quelque peu empêché certains demandeurs d'asiles de voir leur requête aboutir à cause de la fermeture des frontières de près de 170 pays. Mais avec le soutien du HCR, 111 pays avaient finalement trouvé des solutions pratiques "que leur régime d’asile est pleinement ou partiellement opérationnel".

Des associations mobilisées aux côtés de personnes réfugiées victimes de multiples persécutions

Des associations luttent quotidiennement contre les persécutions et les massacres que certains peuples subissent. En France, le Collectif Hameb est mobilisé depuis 2012 en répercussion de la recrudescence des violences envers le peuple des Rohingyas. Leur principale mission est de se trouver "aux côtés des Rohingyas là où ils ont besoin de [leur] présence pour soulager leurs souffrances et apporter un peu d'humanité dans leur quotidien". Considérés comme des étrangers en Birmanie, les Rohingyas constituent une communauté musulmane persecutée et jugée par les moines nationalistes comme étant une menace pour le pays bouddhiste à 90%. Le collectif Hameb a annoncé après 8 mois d'attente, la quasi finalisation d'un projet de village "qui a pour but de loger 100 familles de Rohingyas en Birmanie dans les camps au Bangladesh." 

collectif-hameb

Capture d'écran de la page Facebook du Collectif Hameb

 

L'association Revivre, fondée en 2004, aide les réfugiés syriens dans leurs demandes d'asile et leurs démarches administratives en France. Elle regroupe des Syriens et des Français pour lesquels « la réhabilitation des anciens détenus d’opinion en Syrie et l’aide aux victimes de la répression sont les priorités ». L'association propose notamment des cours de français aux réguiés syriens en France. Afin de permettre le développement de l'interculturalité, Revivre met notamment en place des binômes franco-syriens pour "qu’ils puissent échanger et partager sur des sujets culturels, les mœurs ou leurs traditions respectives".

Depuis la crise de 2011, la guerre civile et les manifestations qui ont éclaté dans les rues de Damas en signe de protestation contre le régime en place, les objectifs de Revivre ont évolué et leurs actions se sont largements multipliées. L'association est notamment à l'origine d'un partenariat entre les villes de Fontenay-sous-Bois (en Ile-de-France) et la ville de Deraa en Syrie. De nombreux dons de fournitures scolaires ont ainsi été effectués et un centre de loisirs destiné aux enfants, a vu le jour dans cette ville du sud-ouest de la Syrie. 

 

Par Léa Bourgoin