122 350 enfants tués par les faux médicaments

Publié le 4 mai 2015 (modifié le 20 octobre 2021 à 10h54)
Par One Heart
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Un groupe d'experts réunis à Dakar, Sénégal, a révélé ces chiffres qui concernent l'Afrique en 2013. Selon eux, "l'Afrique est une proie facile".

Le traffic de médicaments, provenant essentiellement d'Inde et de Chine, ferait plusieurs milliers de victimes chaque année. Ces chiffres ont été présentés lors d'une conférence, qui avait lieu à Dakar le samedi 2 mai, à l'initiative de la Fondation Chirac pour l'accès à une santé et des médicaments de qualité, la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA) et l'Association pour l'information sur les médicaments (DIA). Etaient également présents la Fondation Bill et Melinda Gates et de la Banque mondiale. Parmi les plus redoutables, un faux anti-paludéen, maladie la plus mortelle du continent, qui est presqu'autant distribué que les vrais médicaments pour soigner cette maladie (40%). Si dans le monde entier, la falsification des médicaments représente environ 15% du marché, en Afrique ce chiffre grimpe jusqu'à plus de 30%. Le plus inquiétant dans tout cela est que l'Afrique, ne disposant pas de ses propres moyens de productions, risquerait d'être de plus en plus affectée par ces faux médicaments meurtriers. "Un marché en plein essor", voilà le triste constat de Pape Amadou Dièye, directeur national de la pharmacie du Sénégal.

La fondation Chirac reconnue d’utilité publique, poursuit les engagements de l’ancien chef de l’État au service de la paix, à travers quatre grands programmes de plaidoyer et d’action en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’accès à une santé et à des médicaments de qualité, l’accès aux ressources de la terre, la défense de la diversité culturelle et linguistique. La fondation Chirac crée les conditions du dialogue, fédère et mobilise au plus haut niveau politique, sensibilise l’opinion publique grâce à des actions concrètes en faveur de l’accès à ces droits fondamentaux, du partage et de la gestion des ressources naturelles, pour un développement durable et solidaire, condition nécessaire à la prévention des conflits. Chaque année la Fondation décerne un Prix pour la prévention des conflits.