Elles tricotent bénévolement des prothèses pour les femmes ayant subi une ablation du sein

Par l'équipe Oneheart, le 27 avril 2021 (modifié le 30 avril 2021)
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Suite à une mastectomie, Ludmila Cavallo a reçu une prothèse tricotée par l'association américaine Knitted Knockers. Afin d'aider un maximum de femmes ayant elles aussi subi une ablation partielle ou totale du sein pour cancer, elle a importé le concept en France et travaille aujourd'hui avec des tricoteuses bénévoles sur l'ensemble du territoire. Elle nous raconte les débuts de Knitted Knockers en France.

 

Un concept importé des États-Unis

C'est suite à un cancer du sein et une mastectomie que Ludmila Cavallo obtient sa première prothèse tricotée, en coton : « Ça a été un véritable coup très dur pour moi, j’étais un peu en dépression. Pour me remonter le moral, ma meilleure amie aux Etats-Unis, m’a offert une prothèse tricotée Knitted Knockers », raconte-t-elle. Après en avoir appris davantage sur l’association, Ludmila a voulu, elle aussi, apporter sa pierre à l’édifice. « J’ai regardé le site, je me suis intéressée à ça. Je trouvais ça très joli, agréable à porter et le fait que quelqu’un ait tricoté ça pour moi, ça me touchait d’autant plus », confie-t-elle.

Knitted Knockers est une association américaine qui a pour but de connecter des tricoteuses bénévoles et des survivantes du cancer du sein pour offrir des prothèses faites en coton, à celles qui en feraient la demande. Fondée par Barbara Demorest, l'association a aussi pour ambition d'apporter de la joie et un sourire aux lèvres de celles qui traversent un moment difficile et douloureux. Ludmila Cavallo s’est rendu compte que cette initiative américaine n’existait pas en France et qu’il était nécessaire d’importer Knitted Knockers en France pour permettre aux femmes ayant subi une ablation totale ou partielle du sein de posséder une ou deux prothèses, selon les cas. « J’ai contacté Barbara, la fondatrice aux Etats-Unis. Je lui ai expliqué que j’avais envie de lancer le concept en France. Elle m’a fait une sorte de formation pour m’expliquer les détails de ce projet et je me suis lancée ! », développe Ludmila.

 

Des matières de qualité pour des prothèses confortables

Avec l’aide de ses amies, Ludmila Cavallo a ensuite créé différents groupes partout en France afin de commencer l’aventure Knitted Knockers. Cette nouvelle page de sa vie demandait beaucoup de travail de recherches de matières à travailler, comme le coton, mais aussi un certain investissement personnel. Ludmila avoue qu’elle a trouvé cette expérience très enrichissante : « Il fallait avoir beaucoup de courage parce qu’on devait apprendre deux techniques, le tricot et le crochet, qui sont complexes », explique Ludmila.

 

                   

Prothèses tricotées réalisées par l'une des bénévoles et fournies gratuitement à celles qui en font la demande (©KnittedKnockersFrance/Facebook)

 

Au mois d’octobre, Knitted Knockers France était prête à être lancée. « Les publications dans la presse ont aussi contribué au succès de Knitted Knockers. En une semaine, on a eu une cinquantaine de commandes à faire », dévoile Ludmila. Conçues et composées à partir de fils 100% coton, les prothèses ont ensuite été testées pour évaluer leur résistance aux lavages. Certaines sont composées à partir d’acrylique et permettent notamment aux nageurs de pouvoir profiter d’un confort tout en réalisant un effort. Le rembourrage est fait en fibres de polyester de très haute qualité afin de produire des prothèses les plus confortables possibles. Pour Ludmila, il était indispensable que la peau ne soit pas irritée à cause des matières. En effet, elle nous explique qu'après les différentes chimiothérapies, la peau est sensible et parfois irritable.  

 

Redonner confiance aux femmes 

Pour bénéficier d'une ou de plusieurs prothèse.s, il suffit d'envoyer un mail à Ludmila. « Elle (la cliente) va devoir ensuite remplir un formulaire afin que je puisse avoir toutes les informations nécessaires et précises pour réaliser la ou les prothèses adaptée.s. Je dois aussi savoir si la femme a subi une ablation totale ou partielle et si je dois en envoyer une ou deux », développe Ludmila. Une fois la couleur choisie, les prothèses sont envoyées partout en France et en Espagne.

En France, il existe désormais 4 groupes officiels qui travaillent sur 10 régions et chaque leader organise son groupe comme il le souhaite. « Dans mon groupe, j’ai 23 tricoteuses dont un tricoteur qui travaillent super bien et dont je suis très fière », confie-t-elle. Ces tricoteuses peuvent être des retraitées, des femmes actives, des mamans et des épouses. Une prothèse demande en général deux à trois heures de production. Ce délai peut évoluer en fonction de la taille demandée, si elle est réalisée en crochet ou en tricot. Chaque tricoteur(euse) travaille à son rythme et Ludmila ne leur impose aucun délai de production.

 

        

Viviane, l'une des tricoteuses bénévoles en pleine production de prothèses en coton (©KnittedKnockersFrance)

 

Toutes les commandes sont traitées en "grande confidentialité" et le nom des personnes ne sont connus que par Ludmila. Cette dernière nous confie recevoir des retours très satisfaisants des bénéficiaires ayant subi une mastectomie et bénéficiant de prothèses tricotées : « Les femmes m’envoient des messages très touchants, très jolis. Beaucoup disent avoir trouvé un soutien, un accompagnement dans cette épreuve difficile. Certaines femmes nous disent même qu’elles ont retrouvé confiance en elles. Elles sont plus que ravies et c’est le plus important », conclut Ludmila.

 

Par Léa Bourgoin

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