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Pas l'Time, une course mondiale pour lutter contre le réchauffement climatique

Publié le 13 septembre 2021 (modifié le 14 septembre 2021 à 17h13)
Par Mélanie
Temps de lecture : 4 mins

Ils étaient plus de 1 000 à enfiler leurs baskets ce samedi 11 septembre pour participer à "Pas l’Time", une course organisée par l’entreprise Time for the Planet. L’objectif de cette course mondiale : rassembler un maximum de personnes pour courir 40 000 km (l'équivalent d’un tour de la Terre à l’équateur en 24h). À travers cet événement, l'entreprise à mission entend sensibiliser à la lutte contre le changement climatique et faire connaître les actions qu’elle mène depuis 2 ans. Nous avons échangé avec Nicolas Pasetti, associé de Time for the Planet et instigateur de cette première édition de Pas l’Time.

 

Pas l’Time, une course mondiale de 40 000 km pour la planète

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) l’a dit et ne cesse de le dire : nous n’avons plus le temps ! Le réchauffement climatique s’accélère, les catastrophes naturelles s’intensifient et ont un impact à la fois sur la faune, la flore et sur l'humanité toute entière. Dans la continuité du dernier rapport publié par le GIEC, l'entreprise à mission Time for the Planet s’est empressée d’organiser une course à échelle mondiale intitulée "Pas l’Time" pour signifier comme son nom l’indique, l’urgence d’agir


Une fois inscrits, les participants ont rejoint la communauté de Time for the Planet sur l’application mobile Active Giving qui soutient des programmes de reforestation en transformant les kilomètres en euros. Il est ainsi possible d’apporter son soutien à une association de son choix et en fonction du nombre de kilomètres parcourus, un certain nombre d’arbres sont plantés. Le coup d’envoi a été lancé le samedi 11 septembre à 10h heure locale et de nombreux points de rendez-vous ont été organisés aux quatre coins de la planète (France, Australie, Allemagne, Singapour, Los Angeles…) avec des départs communs. « Les premiers qui sont tout à l’est vont commencer à courir et petit à petit le compteur des kilomètres va grossir en fonction de la journée et ça va nous faire faire le tour du monde des 40 000 km » explique Nicolas.


Bien plus qu’un événement sportif, "Pas l’Time" se veut festif et fédérateur : « Plutôt que de courir chacun de son côté, l’objectif est de se retrouver, pour échanger sur ces problématiques et courir ensemble » avoue-t-il. Au final, pour cette première édition, 1 107 personnes ont répondu présent à cette course symbolique, 16 727 kilomètres ont été parcourus et 2 000 arbres plantés. Une 2e édition -probablement au printemps- est déjà en cours de discussion. 

 

"Apéroiser" le changement climatique, l’ambition de Time for the Planet

Pour Nicolas, "Pas l’Time" a permis « d’avancer vers quelque chose de constructif et de bénéfique », que l’on soit associé de Time for the Planet ou pas. Agir dans le bon sens, c’est ce que s’engage à faire Time for the Planet depuis 2 ans. Lassés par la morosité climatique ambiante, six entrepreneurs décident d’"apéroiser" le changement climatique et créent Time for the Planet, une gigantesque communauté bienveillante réunissant des citoyens désireux d’agir pour la planète. « Il ne faut pas se mettre dans un état de catharsis, à ne pas pouvoir avancer, il faut absolument bouger les choses », soutient Nicolas.


Pour les six entrepreneurs, tous à l’origine de diverses entreprises, l’entrepreneuriat peut certainement être un levier pour lutter contre le réchauffement climatique. Après avoir identifié 20 problématiques liées au dérèglement climatique, la jeune entreprise à mission entend dans un premier temps, identifier des innovations pertinentes qui luttent contre les gaz à effet de serre, dans un deuxième temps, embaucher des entrepreneurs pour mener à bien le projet et dans un troisième temps, le financer.

 

Rassembler 1 milliard d’euros pour créer 100 entreprises qui agissent pour le climat

Rassembler 1 milliard d’euros pour créer 100 entreprises à l’horizon de 2030, c’est l’objectif que s’est fixé Time for the Planet. Pour l'atteindre, elle mise tout sur l’intelligence collective. En effet, n’importe qui peut aujourd’hui devenir associé de Time for the Planet à partir d’un euro et ainsi participer au développement de l’entreprise, en votant et en s’investissant dans un projet concret et empreint de sens. « Chez Time, tout le monde est là pour faire avancer la cause » témoigne Nicolas. 


À ce jour, Time for the Planet compte 28 000 actionnaires et a récolté 5,7 millions d’euros qui lui permettront de financer cette année, 3 entreprises qui luttent contre le dérèglement climatique. Pour mener à bien sa mission, elle est accompagnée d’un comité scientifique composé d’experts, de représentants du GIEC, de chercheurs du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et d’économistes qui tous les trimestres, sont là « pour évaluer la portée économique et savoir si on va pouvoir en faire une entreprise durable » dévoile Nicolas.


Par ailleurs, Time for the Planet met un point d’honneur à développer chaque entreprise en open source : les innovations sont ainsi librement mises à disposition de tiers qui souhaiteraient s’en inspirer, l’améliorer ou encore la commercialiser. Pour les associés, il serait dommage de priver qui que ce soit d’un savoir alors même qu’il contribue à la lutte contre le dérèglement climatique. Si vous aussi vous souhaitez rejoindre la communauté de Time for the Planet, vous procurer son livre-manifeste "Pisser sous la douche ne suffira pas" ou tout simplement en savoir plus sur la stratégie qu'elle met en place et les moyens d’action qu'elle déploie, rendez-vous sur le site time-planet.com.

 

Par Mélanie Appadoo