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Crise climatique : un milliard d’enfants en danger

Publié le 13 septembre 2021
Par Mélanie
Temps de lecture : 3 mins

Le dérèglement climatique a des effets dévastateurs sur l’environnement et les habitants de la planète. Les plus jeunes, en sont malheureusement injustement et inéquitablement victimes. Un rapport de l’UNICEF publié en août 2021, révèle qu’un milliard d’enfants sont très fortement exposés aux impacts de la crise climatique. 


"La crise climatique est une crise des droits de l’enfant"

Le rapport de l’UNICEF se titre ainsi : "La crise climatique est une crise des droits de l’enfant". Établi en collaboration avec le mouvement Fridays for Future ("Les vendredis pour l’avenir"), le rapport est publié à l’occasion du troisième anniversaire de la grève mondiale de la jeunesse pour le climat. 

« C’est la première fois que nous brossons un tableau aussi précis de la vulnérabilité des enfants aux changements climatiques, et celui-ci est extrêmement préoccupant. Les chocs climatiques et environnementaux ont des répercussions sur l’ensemble des droits des enfants », a déclaré Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF.

Le dérèglement climatique a effectivement des conséquences néfastes sur le droit des enfants à respirer un air pur, à avoir accès à de la nourriture, à de l’eau potable, à l’éducation et au logement, à bénéficier d'une protection contre l’exploitation.

 

La moitié des enfants de la planète victimes de la crise climatique

Le dérèglement climatique est la conséquence du rejet excessif des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les activités humaines polluantes en sont les uniques responsables : elles ont un impact néfaste aussi bien sur la faune que la flore… et sur l’humanité tout entière. Cette déstabilisation de l’écosystème planétaire provoque une multitude de catastrophes naturelles à travers le monde (typhons, inondations, sécheresses…).

Par ailleurs, les dérèglements complexifient les situations humanitaires en exacerbant les conflits existants ou en créant de nouveaux affrontements. « Aucun enfant ou presque ne sera épargné » précise Henrietta Fore. Cependant, les conséquences ne sont aujourd’hui pas tout à fait les mêmes selon l’endroit où l’on naît. La répartition des victimes a un caractère quelque peu inéquitable.

 

Une répartition inéquitable des victimes en fonction de la zone géographique

Presque tous les enfants sont exposés à au moins une des catastrophes, ou choc, ou stress climatique (sècheresse, cyclones, inondations, canicules…) mais l’étude montre que les pays les plus touchés font face à des chocs multiples. On estime que 850 millions d’enfants vivent dans des zones exposées à au moins quatre facteurs de stress climatique, et 330 millions dans des régions où se cumulent au moins cinq facteurs majeurs. Les quatre pays comptabilisant le plus d’enfants touchés sont : la République Centrafricaine, le Tchad, le Nigéria, la Guinée et la Guinée-Bissau.

Le rapport de l'UNICEF met en évidence la répartition inéquitable des victimes : les enfants les plus touchés vivent dans les pays les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Les 33 pays à très haut risque ne totalisent que 9 % des émissions mondiales de CO2, contre près de 70 % pour les 10 plus gros émetteurs de la planète (un seul d’entre eux est classé comme à très haut risque).


Des solutions existent pour limiter le réchauffement climatique 

Pour éviter les pires conséquences du réchauffement climatique, nous n’avons pas d’autres choix que de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 45 % (par rapport aux niveaux de 2010) d’ici à 2030. C’est ainsi que nous pourrons contenir la hausse globale des températures à 1,5°C.

Il est urgent de faire des efforts concertés et conséquents à l’échelle de la planète. Des évènements comme le Congrès mondial de la nature (même s’il se concentre sur la biodiversité) ou les sommets mondiaux réunissant les dirigeants de la planète, ont un rôle important pour prendre des mesures de grande ampleur. Mais les citoyens doivent à leur échelle aussi, adapter leur mode de consommation.

L’éducation des plus jeunes à l’éco-citoyenneté est à prendre en considération. Celle-ci peut être faite à l’école, dans les médias, par les mouvements associatifs, par les parents. Une nouvelle grève mondiale de la jeunesse pour le climat, initiée par le mouvement Fridays for Future est prévue le 24 septembre 2021 ! Une occasion pour les jeunes de se mobiliser et de se motiver ! 

 

Par Anne-Sophie de Monès