Succès pour la première implantation d'un coeur artificiel sur l'Homme

Par l'équipe Oneheart, le 23 décembre 2013

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Un coeur artificiel autonome conçu par la société française Carmat a été implanté mercredi dans la poitrine d’un patient souffrant d’insuffisance cardiaque terminale par une équipe de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, a annoncé  la société.

« Cette première implantation s’est déroulée de façon satisfaisante (...). Le patient est actuellement sous surveillance en réanimation, réveillé et dialoguant avec sa famille », a ajouté Carmat, en qualifiant cette opération de première mondiale.

Les autorités sanitaires françaises avaient donné leur feu vert fin septembre à une telle opération, ouvrant de nouvelles perspectives à des malades condamnés par la rareté des greffons disponibles.

« Nous nous réjouissons de cette première implantation, mais il serait bien entendu prématuré d’en tirer des conclusions car il s’agit d’une seule implantation et d’un délai post-chirurgical encore très court », a commenté le directeur général de Carmat, Marcello Conviti, cité dans un communiqué.

L’entreprise, fondée par le chirurgien Alain Carpentier , mondialement connu pour avoir inventé les valves cardiaques Carpentier-Edwards, veut pallier le manque notoire de greffons dont sont victimes des dizaines de milliers de personnes souffrant d’insuffisance cardiaque avancée.

Sa prothèse, fondée sur des bases scientifiques « solides », vise, selon Carmat, « une fonctionnalité et une durabilité exemplaires ».


« Elle mime totalement un coeur humain normal avec deux ventricules qui mobilisent le sang comme le ferait le muscle cardiaque, avec des capteurs qui permettent d’accélérer le coeur, de décélérer, d’augmenter le débit, de diminuer le débit. Le malade dort, ça diminue. Il monte les escaliers, ça accélère, donc ça n’a rien à voir avec une pompe mécanique », avait expliqué en septembre Philippe Pouletty, le co-fondateur du groupe.

Le patient implanté, dont l’identité n’a pas été rendue publique, devait souffrir, pour être opéré, d’une insuffisance cardiaque terminale, avec un pronostic vital engagé et ne bénéficiant d’aucune alternative thérapeutique, selon les conditions posées par les autorités sanitaires françaises.

Carmat assure que son coeur artificiel pourrait sauver chaque année la vie de dizaines de milliers de patients sans risque de rejet et en leur assurant une qualité de vie sans précédent.

 Même s'il convient de rester prudent, car il est encore tôt pour tirer des conclusions, les chercheurs regardent déjà vers l'avenir.

Trois jours après l'opération, le patient porteur du cœur Carmat, un homme âgé de 75 ans, «va très très bien», s'est réjoui sur Europe 1 le professeur Jean-Noël Fabiani, chef du service de chirurgie cardiovasculaire de l'hôpital Georges-Pompidou, où s'est déroulée l'intervention. Les médecins espèrent apporter au malade au minimum cinq ans d'espérance de vie.

Il « progresse et récupère », cet homme au coeur artificiel. Ses chirurgiens, à l'instar du professeur Christian Latrémouille, restent prudents mais sont optimistes : « On va lui retirer les drains les uns après les autres et puis on va le remettre en position assise très rapidement. Ensuite, il se remettra à marcher assez vite, jour après jour. »

Résultats encourageants qui ouvre la voie à d'autres interventions. Quatre dans un premier temps, toujours en France. « A l'issue de ces quatre premières implantations, on tire bien sûr les conclusions. On arrive ensuite à une autre étape qui sera l'implantation d'une vingtaine de patients, au niveau international cette fois, principalement au niveau européen. »

Cette intervention a évidemment un coût financier, pas négligeable. Mais cet aspect a également été pris en compte, assure le professeur Latrémouille : « Globalement, le coût d'une intervention comme celle-là, comme fixé dans le cahier des charges, c'est que ce soit inférieur ou égal au coût d'une transplantation la première année, ce qui est de l'ordre de 150 000 euros. »


Reste à connaître la durée de vie de cette prothèse. Cinq ans minimum, d'après les tests réalisés. Minimum, soulignent les cardiologues.

" Quand vous travaillez 27 ans sur un sujet, c'est véritablement une émotion particulière et quand les choses se réalisent, ça ne se décrit pas." Professeur Alain carpentier

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