Le référendum d'autodétermination s'est achevé samedi au Sud-Soudan au terme d'une semaine de vote qui devrait déboucher sur l'indépendance.

Par l'équipe Oneheart, le 03 octobre 2011

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L'ancien président américain Jimmy Carter, à la tête d'une mission d'observation, a estimé que la participation serait au final de l'ordre de 90% et qu'une majorité d'électeurs semblaient s'être prononcés en faveur de la sécession.

"Nous savons déjà que la participation a été en moyenne de 90% dans les bureaux du vote du Sud que nous avons observés et je pense qu'ils sont représentatifs", a dit l'ancien président américain.

Pour que le résultat soit validé, les règles encadrant la consultation requièrent une participation d'au moins 60% des électeurs inscrits. Selon la commission d'organisation, ce seuil a été atteint quatre jours après le début vote, échelonné sur une semaine.

Dans les quelques centres de vote où il a assisté au début du dépouillement, les suffrages "étaient pratiquement unanimes en faveur de la séparation, avec seulement quelques bulletins opposés", a poursuivi Carter.

"Il est donc hautement probable que le résultat du référendum sera en faveur de la séparation", a ajouté Carter tout en soulignant que nul ne devait préjuger de l'issue de la consultation.

Le processus électoral couronne l'accord de paix de 2005 qui a mis fin à une longue guerre civile entre le nord, majoritairement musulman, du Soudan et le Sud, chrétien et animiste.

Les résultats définitifs sont annoncés pour le 15 février au plus tard, mais pourraient être connus dès le début du mois prochain.

Entamé dimanche dernier, le référendum d'autodétermination dans le Sud s'est achevé samedi, et les derniers électeurs se sont présentés dans les bureaux de vote de Djouba tenus par des scrutateurs épuisés dont certains étaient endormis.

"Je suis soulagé, c'est ce pour quoi nous nous battons depuis 21 ans", a déclaré Ayen Deng au moment de voter. "Nous allons attendre les résultats, mais nous ferons la fête ce soir", promet-il.

Plusieurs responsables du gouvernement "nordiste" de Khartoum semblent résignés à la perspective d'assister à une sécession du Sud, qui représente le quart du territoire soudanais et renferme d'importantes réserves pétrolières.

"Nous sommes satisfaits du processus en cours et, comme l'a déclaré le président (Omar Hassan) el Béchir, nous respecterons le résultat du référendum. Il s'agira, très probablement, d'une sécession", a ainsi déclaré Ibrahim Ghandour, membre dirigeant du Congrès national, dans une interview accordée vendredi à l'agence Reuters.

Ces propos, de nature à dissiper les craintes de voir le Nord perturber le vote pour tenter de conserver le contrôle des réserves pétrolières du Sud, éloignent aussi la perspective d'une reprise du conflit après le référendum.

Et Jimmy Carter a minimisé les menaces de manifestations de colère dans le Nord. "Mon espoir est que les partis d'opposition au nord seront conviés à des consultations avec le président Béchir et qu'ils prépareront les modifications de la constitution", a-t-il dit.

Des affrontements ont opposé étudiants et policiers mercredi et jeudi à Khartoum. Les manifestations qui ont dégénéré avaient été organisées pour dénoncer l'augmentation des prix, conséquence en partie d'une crise économique qui a été exacerbée par les perspectives de sécession du Sud-Soudan.

Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français

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