La violence faite aux femmes ne doit plus être passée sous silence

Par l'équipe Oneheart, le 25 novembre 2014

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violence faites aux femmes

Le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’occasion de mettre en lumière un sujet dont on ne parle que trop peu. Pourtant en France, 2,5 millions de femmes sont concernées par les violences conjugales.

Un peu d’histoire…
Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal, trois femmes dominicaines, sont assassinées sur les ordres du chef de l’état dominicain.  Le 19 octobre 1999. 54ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les représentants de la Républiques dominicaines et 74 Etats membres présente un projet de résolution qui ferait du 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette résolution – 54 / 134 – a été adoptée le 17 décembre 1999. 

Selon un sondage Ipsos pour Femme Actuelle, 75% des Français ont le sentiment qu’on ne parle pas assez de ce fléau. Alors, nous allons en parler. Aujourd’hui, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Une femme sur dix est victime de viol ou de tentative de viol.

Beaucoup d’entre elles subissent mais ne parlent pas. Seule une femme battue sur dix dépose aujourd’hui plainte. Certaines ne veulent pas pour protéger leurs enfants, d’autres par peur ou simplement parce qu’elles n’ont pas d'endroit où aller. Bien souvent, les personnes extérieures au couple (amis, famille, collègues) ne voient pas ou font semblant de ne pas voir ce qu’il se cache derrière un « je suis tombée dans l’escalier » « je me suis cogné contre le lavabo ».  Pourtant ne rien dire peut tuer. 

 

Unlock a woman

L'association Ni Putes Ni Soumises avait lancé en 2013, une campagne de sensibilisation créative et surtout, effective.

Unlock A Woman, ce sont 300 cadenas noirs, représentant une femme prisonnière d’une relation abusive, répartis sur le Pont des Arts, lieu où les couples immortalisent leur amour grâce à un cadenas symbolique.

Chaque cadenas noir arbore un QR Code, invitant les passants à débloquer le contenu avec leurs Smartphone.

Ils découvrent ainsi 300 témoignages de femmes violentées, un pour chaque cadenas. Une fois le témoignage visionné, ils ont la possibilité de faire un don, afin de financer un appartement relais pour permettre à ces femmes de s’éloigner d’urgence des violences conjugales.

La campagne fournit ensuite un code au donateur, qui peut alors décrocher le cadenas, et symboliquement libérer la femme.

 

Un téléphone portable qui pourrait bien sauver des vies

Le téléphone portable d’urgence dédié aux femmes victimes de violences conjugales a fait ses preuves.
Il comprend un bouton d’appel d’urgence préprogrammé, qui permet une mise en relation immédiate avec Mondial Assistance, qui évalue la situation de danger, et déclenche si nécessaire, une intervention des forces de police grâce à une ligne dédiée, ce qui permet leur intervention dans des délais très rapides . Ce dispositif a été généralisé a l'ensemble de la France . 

3919, le numéro d’écoute pour les femmes victimes de violence

La plateforme du 3919, gérée par la Fédération nationale solidarité femmes, est ouverte de 9h à 22h, 7 jours sur 7 .  Elles sont de plus en plus nombreuses à appeler le numéro dédié aux violences faites aux femmes.
Aider les femmes à anticiper les violences, à préparer un éventuel départ et mettre en place une mise en sécurité sont les principales missions de ces associations.
Les « écoutantes » formées et expérimentées dirigent les femmes victimes sur un réseau de 65 associations. Ce numéro reçoit en moyenne entre 250 et 300 appels quotidiens, le double en période de campagne de sensibilisation. 
En 2013 il a reçu plus de 24.000 appels. Sur les dix derniers mois, Solidarité femmes observe une augmentation du nombre d'appels de 30%.

Très bel article sur les coulisses du 3919 ICI

N'oublions pas les hommes ! 

Les hommes sont 110 000 chaque année à déclarer des violences, physiques ou psychologiques. Un chiffre sans doute éloigné de la réalité.
Quand on parle de violences conjugales, on imagine souvent les hommes bourreaux et les femmes souffre-douleur. Et dans la plupart des cas, le schéma est correct. Pourtant, une victime sur trois de ces violences est un homme, selon l’observatoire nationale de la délinquance.

Pourquoi une femme frappée par son mari incite les passants à intervenir alors que le contraire indiffère ?

En France, la question est taboue. On compte une seule et unique association de défense des hommes victimes de violences, SOS hommes battus, créée en 2008. Leur permanence téléphonique recevrait plus de 3500 appels d’hommes en détresse chaque année. Au total, on comptabiliserait plus de 110 000 victimes masculines par an…

Découvrez la vidéo de la campagne choc réalisée par ManKind ci-dessous : 

Le clip, tourné en caméra cachée, montre un couple dans ces deux situations. C’est d’abord l’homme qui se glisse dans la peau du pervers. Dans une rue bondée de Londres, il devient très insistant et violent avec sa compagne. Mais des inconnus ne tardent pas à intervenir. « Ca ne va pas ! s’interpose une femme. Si vous n’arrêtez pas, j’appelle la police ».
Et quand les rôles s’inversent, les réactions sont surprenantes. La femme, très violente avec son compagnon, n’hésitant pas à lui tirer les cheveux et à le gifler, n’est pas une seule fois arrêtée. Pire, les badauds s’amusent de la situation.
La campagne finit par un chiffre choc : 40% des violences conjugales sont subies par le « sexe fort ».

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