La précarité des prostitués aggravée pendant le confinement

Par l'équipe Oneheart, le 27 avril 2020
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A l’heure du confinement, la précarité des prostitués est amplifiée par l’absence de clients et une santé à préserver. Les travailleurs sociaux et associations continuent de se mobiliser pour les soutenir et changer le regard du public et des institutions sur eux. Ce dernier point est capital pour les aider à s'en sortir.

 

Les travailleur.euses du sexe confronté.e.s à des difficultés particulières

La prostitution de rue a quasiment disparu, mais pas les rendez-vous pris par internet dans des lieux clos. Certaines personnes en situation de prostitution doivent continuer à vivre cette violence, sous la pression de leur proxénète ou tout simplement pour payer la chambre d’hôtel qui est leur seule solution d’hébergement. Mais par peur pour leur santé ou par absence de clients, certaines se retrouvent sans ressource. Par ailleurs, beaucoup d’hôtels ont fermé et nombreuses se retrouvent à la rue. 

Certains centres d’hébergement restent quant à eux ouverts comme ceux gérés par l’Amicale du Nid qui disposent d’environ 300 lits, mais les conditions de vie à plusieurs en période de confinement y sont forcément difficiles. Pour les travailleuses et travailleurs du sexe se retrouvant sans logement, la situation est bien complexe aussi. 

L’Amicale du Nid appelle, dans un communiqué, à « proposer immédiatement, pendant cette période de confinement, une solution d’hébergement sécurisée à toutes ces personnes et de poursuivre, dès le déconfinement, leur accompagnement afin qu’elles puissent construire leur insertion socio-professionnelle sans prostitution. »

Notons aussi qu’une minorité d’entre elles seulement, qui exercent sous le statut d'auto-entrepreneur, ne pourront prétendre à l'aide de 1 500 euros promise par l'Etat aux indépendants en compensation de leur baisse d’activité.

Il est donc important de les considérer, comme la loi du 13 avril 2016 l’indiquait, comme victimes, au parcours de vie compliqué, subissant des violences physiques et morales et qu'elles puissent bénéficier d'aides. 

 

Le rôle crucial des travailleurs sociaux

Les personnes en situation de prostitution sont soutenues par des travailleurs sociaux pleinement investis même en temps de confinement,à la fois dans les centres d'hébergement encore ouverts, sur place, et par téléphone. Les travailleurs sociaux les aident à résoudre des problèmes concrets pendant la crise du Coronavirus (de logement, d’aide alimentaire), reçoivent leurs plaintes liées aux conditions difficiles de vie actuelles et gérent leurs incertitudes sur l’avenir (les demandes d’asile sont suspendues en ce moment). Même à distance, ils agissent en soutien psychologique et préparent l'après confinement. 

 

Comment aider les travailleur.euses du sexe ?

Tout d'abord il est capital de changer notre regard porté sur les travailleurs et travailleuses du sexe, afin qu’ils soient reconnus comme bénéficiaires légitimes d’actions de solidarités.

Helène de Rugy, Déléguée générale de l’Amicale du Nid, recommande l'envoi de tickets service au siège de l'association (Amicale du Nid - 21, rue du Château d’Eau -75010 Paris). Ces tickets leur permettent de pouvoir faire des courses alimentaires et de produits d'hygiène de manière indépendante. 

Par ailleurs, la communauté « Ta pote pute » a lancé  une cagnotte pour leur venir en aide. Elle a déjà récolté 20 000€. Il lui en manque 5 000 pour atteindre son objectif.

 

 

Le STRASS le Syndicat du TRavail Sexuel a de son coté lancé une cagnotte permettant de répondre aux besoins urgents des travailleurs et travailleuses du sexe. Cette aide ponctuelle, a pour but de subvenir aux besoins primordiaux. Les personnes dans le besoin peuvent faire la demande directement sur le site du STRASS en indiquant si elles ont des symptômes du Coronavirus ou si elles n’ont plus de ressources pour s’acheter de quoi s’alimenter.

Cette période de confinement a été un élément déclencheur pour certaines personnes. Même si les conditions matérielles sont parfois difficiles, cette pause de la violence subie a constitué un déclic et une volonté de sortir de la prostitution. Un moment tout à fait opportun donc pour préparer l’après confinement, la vie après prostitution et modifier nos jugements.

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