La fin du Sida sera mondiale, ou ne sera pas!

Par l'équipe Oneheart, le 01 décembre 2012

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La lutte contre le sida est au milieu du gué. Certes, ses résultats sont spectaculaires : dans son dernier rapport, l’Onusida annonce une chute de 50 % des nouvelles infections à VIH dans 25 pays depuis 2001. Le nombre de personnes ayant accès au traitement antirétroviral a augmenté de 63 % sur les deux dernières années, en lien avec une chute brutale de la mortalité (moins 25% entre 2005 et 2011).

Cependant, il serait dangereux de céder au triomphalisme. 34 millions de malades vivent avec le VIH et 7 millions sont privés de traitement, risquant la mort à moyenne échéance. Fait notable, on observe une explosion des cas de sida en Europe orientale et en Asie centrale où le nombre de personnes vivant avec le VIH est passé de 970 000 à 1,4 million en dix ans. Une hausse principalement imputable aux politiques répressives menées contre les usagers de drogues et qui nous impose une lutte ardente sur le terrain des droits.

 La fin du sida est un objectif à notre portée pour peu que l’on fasse preuve de volonté politique. Pour parvenir à l’accès universel aux traitements, il faut investir 4 milliards de dollars supplémentaires par an. Soit l’équivalent de quatre stades de foot. Une somme dérisoire. Pourtant, sous prétexte de la crise, les Etats renient leurs engagements. La France ne déroge pas à la règle. Alors que François Hollande annonçait lors du sommet de Rio qu’une « grande partie » des recettes de la Taxe sur les Transactions Financières serait affectée au règlement des grandes urgences mondiales, il s’avère qu’elles sont plafonnées à seulement… 3,75% dans le budget 2013. Même chose pour l’Aide Publique au Développement, en baisse de 200 millions d’euros…

En reniant ses engagements, la France donne un mauvais signal au monde. Le coup est rude. Nos dirigeants semblent se défiler devant leur responsabilité historique au moment même où les chances de venir à bout de l’épidémie n’ont jamais été aussi grandes. La crise ne saurait servir d’excuse à une vision court-termiste et ce d’autant plus qu’investir massivement contre le sida permet de faire des économies substantielles pour demain. A l’occasion de ce 1er décembre, interpellons nos dirigeants ! et rappelons-leur que tant que les virus ignorent les frontières, ils n’offrent pas d’autre choix que de dépasser les égoïsmes nationaux. Le choix posé aux Etats les plus riches est historique. Poursuivre les efforts ou payer la note plus tard.
Autrement dit, la fin du sida sera mondiale ou ne sera pas. 

                  Bruno Spires, président de l'association AIDES 

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