L'ours polaire et l'éléphant d'Afrique, bientôt éteints?

Par l'équipe Oneheart, le 19 mars 2013

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Difficile d’imaginer la disparition de l’éléphant d’Afrique, emblème de la savane dans l'esprit commun, et encore plus celle de l’ours polaire, qui risquerait de devenir une légende cantonnée aux films publicitaires accrocheurs de la «Coca Cola Company ».

C’est ce qu’a soulevé la 16e conférence des parties (CoP16) de la Convention sur le Commerce International des Espèces menacées d’Extinction (Cites)  qui a eu lieu cette année à Bangkok (Thaïlande) du 3 au 14 Mars 2013.

Ours polaire

Pour les États-Unis et la Russie, en faveur de l’interdiction de tout commerce international lié à l’ours polaire, cette conférence a signé l’arrêt de mort de l'animal. En effet, leur proposition d’inscrire le plus gros carnivore de la terre en Annexe I de la Cites (interdiction totale du commerce) a été rejetée à 42 voix contre, 38 pour et 46 abstentions sur les 126 pays votants. L’espèce reste donc inscrite en Annexe II, i.e. dans la liste des espèces pour lesquelles le commerce international fait l’objet d’une régulation stricte mais n’est pas interdit.

Arguments pour l’interdiction stricte

Actuellement, on compte seulement 20 000 à 25 000 ours polaires vivant en liberté au Canada, au Groenland, aux États-Unis et en Russie. Selon le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW), les deux-tiers de la population mondiale de cette espèce auront disparu d’ici 2050 ! En effet, 800 ours blancs sont chassés chaque année pour leur peau, dents ou os, en plus du déclin progressif de leur population du fait du changement climatique et la fonte des banquises, non équilibré par les naissances qui sont trop faibles et creusé davantage par un taux de mortalité élevé chez les oursons et ours adultes. En somme, un bien sombre pronostic pour l’ours polaire…

Argument contre l’interdiction stricte

Les ONG elles-mêmes étaient partagées lors de l’évènement ; La WWF, organisation majeure dans la protection de l’environnement, n’a pas apporté son soutien au texte américain estimant que le premier moteur du déclin des ours polaires était le réchauffement climatique et non le commerce international, marginal en comparaison.  Le Canada s’est également opposé à la proposition, alors qu’il possède le plus grand nombre d’ours polaires au monde : il est le seul pays à en exporter et rappelle que ce commerce est essentiel pour les Inuits, pour qui les exportations sont le moyen de subvenir aux besoins de leurs familles.

Éléphant d’Afrique

L’urgence est déclarée en revanche pour l’éléphant d’Afrique, qui pourrait être voué à disparaître dans les dix prochaines années ! Le braconnage est le responsable de ce massacre, avec une hausse du traffic  de l’ivoire qui a triplé depuis 2008. En 2012, près de 30 000 éléphants auraient été tués, alors qu’il n’en reste qu’entre 420 000 et 650 000 au total. À ce rythme, l’extinction totale de l’espèce est prévue pour 2025… Si le contrôle du commerce d’ivoire illégal est difficile, c’est dû à l’existence du commerce légal. Pour les défenseurs de la cause des éléphants d’Afrique présentes à la conférence, la seule solution est donc l’interdiction totale de ce commerce, que même la Chine, principale acheteuse avec la Thaïlande, avoue qu’il est très difficile de distinguer du commerce illégal.  

Si l’avenir des requins, menacés par la surpêche, est désormais protégé depuis la conférence, l’éléphant d’Afrique et l’ours polaire rejoindront-ils, en un peu plus de deux décennies, la liste grandissante des espèces éteintes (ici une liste de 14 espèces disparues dont vous avez entendu parlé) à l’instar du rhinocéros noir d’Afrique disparu il y a à peine deux ans, ou encore du dauphin d’eau douce chinois disparu en 2006 ? 

Pas si les ONG et autres acteurs, qu’ils fassent partie d’associations ou simples individus engagés comme n’importe lequel d’entre nous, parviennent à sensibiliser le public à cette cause urgente et empêcher que cette prédiction ne se réalise.

De nombreuses associations en font leur combat quotidien, comme c’est le cas pour la Fondation Brigitte Bardot, qui compte déjà 70 000 membres dans 60 pays, et appelait à soutenir le projet concernant les ours polaires présenté par les Etats-Unis et la Russie à la Cites… en 2012 déjà, Brigitte Bardot avait menacé de prendre la nationalité Russe si les éléphantes de Lyon Baby et Népal, atteintes de tuberculose, étaient euthanasiées.  

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