Jack Monroe, quand la cuisine a le pouvoir de changer la vie !

Par l'équipe Oneheart, le 12 mars 2014

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C’est en Grande-Bretagne que Mélissa (qui se fait appeler Jack) Monroe, mère célibataire et chômeuse de 25 ans a trouvé dans la cuisine, une solution à la crise qu’elle traversait en écrivant un livre de recettes de la débrouille avec les quelques dizaines de centimes qu’elle avait par jour. Cette blogueuse culinaire, habituée des banques alimentaires a sorti son premier livre Une fille qui s'appelle Jack : 100 délicieuses recettes à petit prix.

A la naissance de son fils Johnny il y a trois ans, Jack Monroe qui vit Southend-on-Sea, à une soixantaine de kilomètres de Londres ne peut plus travailler en tant que standardiste dans une caserne de pompiers car les horaires de nuit sont devenues inconciliables avec sa vie de nouvelle maman. Elle quitte son emploi à contre cœur et se retrouve sans emploi à vivre des aides sociales.
Son budget mensuel : 12 euros. Obligée de couper son chauffage, de vendre ses objets de valeur et même une partie des jouets de son fils, elle doit se tourner  « honteuse » vers les banques alimentaires. Mais elle ne se laisse pas abattre. C’est avec une grande dose de créativité qu’elle prépare des plats bon marché et équilibrés à son fils.

Elle continue aussi à chercher du travail, à envoyer plus de 300 CV, mais toujours rien. C’est à ce moment-là que lui est venue l’idée du blog : A girl called Jack , « Une fille qui s’appelle Jack »  

Son idée :  Collecter sur internet des recettes simples et dans son budget comme son curry de pois chiche aux abricots (27 centimes par personne) ou ses pennes crémeuses au saumon, avec une pointe de citron et piment (33 centimes par personne)….

Son blog c’est aussi pour raconter sa vie et celles de milliers de personnes qui se retrouvent dans sa même situation : « Lorsque les gens pensent à la pauvreté, ils ont en tête des pays africains, associés à la "vraie pauvreté". Mais vous savez, un demi-million de personnes en Grande-Bretagne ont recours aux banques alimentaires pour nourrir leur famille. C’est aussi ça, la pauvreté : des gens qui n’ont pas les moyens d’assumer leurs besoins essentiels au quotidien. »

Elle  sort de l’anonymat en juillet 2012 avec son post Hunger hurts littéralement « la faim fait mal »  en réponse à une élue locale qui avait dénoncé dans la presse la nuisance « des drogués, des alcooliques et des mères célibataires ».

Soudain, les médias traditionnels s’arrachent ses services : The Daily Telegraph trouve son blog « drôle et incisif ». Le Guardian la prend pour rédiger une chronique hebdomadaire de recettes pas chères. Aux Etats-Unis, le New York Times fait d’elle « la figure emblématique de l’austérité ».

Son succès de blogueuse fait progresser sa lutte contre la pauvreté et elle devient Ambassadrice de l’ONG Oxfam. Elle lance aussi une pétition afin que le gouvernement s’intéresse au problème de la faim. En à peine deux semaines elle recueille 144 398 signatures.

Face à ce succès,  les élus se réunissent et forme un groupe parlementaire afin d’enquêter sur les raisons qui conduisent 500 000 britanniques vers les banques alimentaires.« Je vais suivre ça de près, pour être sûre que les discussions vont bien dans la bonne direction et que ce groupe n’est pas simplement un symbole, mais la preuve que les parlementaires veulent réellement s’attaquer au problème », indique Jack Monroe.

Jack Monroe peut aujourd'hui vivre confortablement avec la chronique qu’elle écrit pour The Guardian mais elle reste sur ses gardes : « C’est une super paye, mais ça n’est pas régulier. Certes, je suis retombée sur mes pieds, je peux me permettre certaines choses qui m'étaient avant inaccessibles. Mais j'ai peur de tout perdre. Pour autant, je suis dans une bien meilleure période de ma vie, parce que ce qui m’est arrivé m’a donné confiance en moi et m’a permis de trouver ma voie : la cuisine ! »

Il n’y a pas encore de traduction prévue en français mais elle y pense : « J’ai quelques livres de cuisine française. J’essaie de mettre au point des recettes françaises qui soient simples et à la portée de tous. Je serais par ailleurs curieuse de voir comment mon livre serait reçu dans la capitale culinaire du monde ! ». Elle prépare un deuxième livre car qu’elle a encore de multiples recettes à faire partager.

 

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