Durban : vers des accords à minima...

Par l'équipe Oneheart, le 09 décembre 2011

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Les quelque 200 pays réunis à Durban ont jusqu'à ce soir pour rendre opérationnel le "Fonds vert" attendu par les pays du Sud. Ils tentent aussi de trouver une feuille de route commune permettant de rédiger un traité contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique. Des accords déjà considérés comme « à minima ».

Alors que les négociations ont commencé il y a 12 jours, et que les politiques tentent toujours de négocier une feuille de route commune et contraignante pour lutter contre le réchauffement climatique, la réalité des actions engagées reste très insuffisantes pour les ONG. À un an de l'échéance de la première période d'engagements du Protocole de Kyoto - arrivant à échéance le 31 janvier 2012 - le principal enjeu de Durban est l’adoption d’un accord permettant d’éviter un vide juridique entre les deux périodes d’engagement. À cette fin, la COP-17 devra opérationnaliser les Accords de Cancún ce qui requière l'entrée en vigueur et le financement rapide du Fonds vert pour le climat promis par les pays développés lors de la Conférence de Copenhague(COP-15).Mais aujourd’hui, on parle beaucoup, pour peu d'actions concrètes. Les objectifs de réduction d’émissions de GES sur la table nous entraînent vers un réchauffement climatique de 4°C à 6°C….alors que les scénarios sont pessimistes : il sera de plus en plus en plus difficile de limiter le réchauffement à 2°C.

Mécontentement des ONG

Le 3 décembre dernier, les organisations environnementales et de solidarité internationale françaises ont participé à la grande manifestation qui a réuni plusieurs milliers de représentants de la société civile, à Durban, à l’occasion de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Greenpeace, le WWF, la Fondation pour la Nature et pour l’Homme, pour ne citer qu’eux, se sont réunis afin de parler d’une seule voix. Même si cette 17ème Conférence des Parties a une forte charge symbolique, rien ne bouge vraiment : tel est leur message au nom de nous tous.

Les ONG françaises veulent donner plus d’ambitions aux négociations. Elles cherchent à impulser de nouvelles dynamiques, et tentent d’organiser des ruptures profondes avec les choix économiques, industriels et financiers opérés jusqu’ici. Ne serait-ce que concernant les financements innovants : les pays négocient actuellement les modalités opérationnelles du Fonds Vert pour le climat créé à Cancún en laissant de côté la question cruciale des sources d'approvisionnement. Et les entreprises multinationales pourraient se voir accorder un accès direct à ces financements. Au contraire, les ONG proposent qu'ils soient gérés démocratiquement, en créant une taxe sur les transactions financières par exemple...

Des points de vue trop contradictoires...


Il semble très difficile de concilier les points de vue très opposés des différents politiques et des ONG. Dans l'enceinte de la Conférence, les négociateurs semblent sourds aux revendications citoyennes. Les engagements de réductions des émissions de GES des pays industrialisés annoncés au lendemain de Cancun sont loin de répondre aux recommandations scientifiques. A contrario, les mécanismes de flexibilité permettant aux pays industrialisés de réduire leur engagement domestique, restent la priorité de ces négociations. Les européens sont audacieux. Les Chinois sont volontaires dans les intentions, mais soufflent le chaud et le froid. Les 3 grands pollueurs, que sont les Etats-Unis, le Canada et le Japon bloquent toujours autant les négociations. Même l'Inde,  si émergente, reste frileuse. Et pendant ce temps, le bateau coule dans les petits Etats Insulaires. Bis répétita de Copenhague 2009. Bis répétita de Cancun 2010. « A minima » nous colle à la peau avec l’augmentation de la température moyenne sur la planète.

Les scenarii envisageables

La volonté des Européens est d'esquisser un nouveau cadre qui imposerait des objectifs de réduction de GES à tous les pays du monde, alors que Kyoto ne s'applique ni aux Etats-Unis, qui ne l'ont jamais ratifié, ni aux grands émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Belle utopie. Le scénario privilégié à l'heure semble être l’adoption d’une deuxième période d'engagement, en ignorant encore et toujours les pays les plus réfractaires.

Et vous,  que pensez-vous de ces négociations? Nous attendons vos impressions sur notre forum

Crédits photo : stevendepolo/flickr et urban Woodswalker/flickr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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