Confinement : comment limiter les effets du décrochage scolaire ?

Par l'équipe Oneheart, le 15 mai 2020
  • 0 points d’impact

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

La longue période de confinement et le retour à l’école repoussé pour la plupart fragilisent certains élèves, risquant de décrocher. Un décrochage à craindre au vu des conditions parfois difficiles de travail à la maison et de l'éloignement du numérique. Heureusement, des initiatives se sont mises en place pour aider ces élèves et assurer une continuité éducative.

 

L’école à la maison, pas toujours évident

Comme nous l’évoquions dans notre article sur la fracture du numérique, 13 millions de personnes sont éloignées du numérique en France. Certains foyers sont parfois seulement équipés d’un téléphone portable, ou d’un seul ordinateur ou bien disposent d’une connexion WIFI très faible pour se connecter sur l’espace numérique de l’école. Difficile dans ces conditions pour les enfants de suivre des cours à distance. Très occupés par leur télétravail ou bien dépassés par le niveau scolaire de leur enfants, les parents peuvent avoir du mal à suivre les devoirs.

Sur les 12,5 millions d’élèves confinés, le Ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que la proportion d'enfants décrocheurs était passée de 10 à 4% entre la fin et le début du confinement. Il reste donc encore un très grand nombre d’élèves éloignés de l’école. 

Même si le retour à l’école progressif pour certains élèves depuis le 11 mais a dans ce sens un objectif social important, des initiatives privées et associatives ont été mises en place. 

 

Des devoirs envoyés à la maison par courrier postal 

Le Ministère de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse et La Poste ont mis en place le dispositif « Devoirs à la maison », permettant aux élèves en situation de déconnexion numérique de recevoir des devoirs par courrier postal. L'organisation est la suivante : les devoirs préparés par les professeurs sont envoyés de manière hebdomadaire aux parents d'élèves des écoles élémentaires, collèges et lycées qui n'ont pas accès aux outils numériques ; le retour postal des devoirs réalisés par les élèves est gratuit. Ces devoirs sont ensuite numérisés pour permettre leur diffusion dématérialisée aux professeurs concernés.

 

Des élèves solidaires les uns envers les autres

Jules Simiand Brocherie a 17 ans et a décidé pendant le confinement de créer une plateforme d’entraide pour les élèves, par les élèves. Il nous explique au cours de notre interview, qu’il a constaté en pleine crise du Coronavirus, un grand élan de générosité de toute part mais rien à destination des élèves alors que presque 10% d’entre eux n’ont pas accès aux cours. Il décide très rapidement de créer Elèves Solidaires en se disant que la plateforme servirait quoi qu’il arrive après le confirment. En Terminale ES, il fait le choix de se concentrer sur les lycéens dont il sait le mieux juger les préoccupations et difficultés. La plateforme permet ainsi à ceux-ci d'avoir accès au panel le plus complet de fiches, de devoirs, d'exposés et même de cours de soutien faits par les élèves eux-mêmes. Tout le contenu posté à disposition est vérifié au préalable par une équipe de très bons élèves, pour être assuré de la fiabilité de celui-ci. Aujourd’hui Elèves Solidaires réunit plus de 2 000 inscrits et ses Lives plusieurs fois par semaine, rassemblent plus de 600 spectateurs. En prévision des résultats de Parcoursup fin mai, le site a même mis en place des Lives où des étudiants du supérieur présentent leur filière et répondent aux questions des futurs bacheliers pour les aider à faire leurs derniers choix d’études.

Le slogan de Simon et d'Elèves Solidaires : « Chacun peut aider, nous entraider nous fera réussir ».

 

 

Le mentorat à distance, une solution d’urgence efficace 

Plusieurs associations (telles que l’Institut Télémaque, Proxité, Entraide Scolaire Amicale…) regroupées autour du Collectif Mentorat qui accompagnent des jeunes de milieux modestes grâce au parrainage scolaire ont lancé pendant le confinement, l'initiative "Mentorat d’urgence". Le but est d’aider les élèves dont les parents ne sont pas en mesure de les accompagner pendant cette période. L’idée est de mentorer à distance des enfants et des jeunes en fragilité pour assurer la continuité pédagogique. Les mentors bénévoles bénéficient d’une formation adaptée au contexte d’urgence et d’outils pédagogiques adaptés aux besoins des enfants et des jeunes. Pour aider, il suffit d’être motivé, sensible aux inégalités éducatives et avoir le goût de transmettre, ou tout simplement, vouloir mettre son temps à profit en cette période difficile.

Une autre initiative d'accompagnement d'élèves : #RéussiteVirale, un mouvement solidaire soutenu par le Ministère chargé de la Ville et du Logement, qui a pour but de mettre en relation des jeunes (du collège aux études supérieures) avec des bénévoles, étudiants et professionnels. L'objectif : qu’ils réussissent leurs études et puissent préparer leur avenir malgré le confinement. Par téléphone ou via Internet, les bénévoles partagent leurs conseils et connaissances, et aident les élèves à rester assidus et motivés, malgré le confinement.

Lycéens ou plus expérimentés, il y a donc plusieurs moyens d’aider les jeunes victimes collatérales du Covid-19. 

 

Une réaction ? Rejoignez la conversation

  • Pasquier Nelly 17/05/2020 à 13h16

    Toutes mes félicitations !
    Jadis, quand j'étais élève, j'ai souvent joué ce rôle auprès de copains moins à l'aise dans les études que moi. J'ai eu le sentiment d'approfondir mes connaissances en les transmettant sous des formes variées.... jusqu'à devenir enseignante moi-même avant de démissionner de l'EN au motif que l'institution ne valorisait qu'une partie des aptitudes intellectuelles. Vous êtes en train de valoriser la partie cachée de l'étude: celle qui permet de reformuler, de relier des connaissances et des personnes, de comprendre pourquoi certains enseignants échouent à transmettre. Je me suis spécialisée vers les personnes en difficulté d'apprentissage. Il est EXCEPTIONNEL que cela soit dû à une défaillance intellectuelle. Le plus souvent, c'est qu'on a décroché et que personne ne vous tend la main ou qu'on a peur de dire, d'écrire, parce qu'on s'est un peu trop souvent fait disputer, voire crier dessus... Je me suis spécialisée dans le jeu, justement pour couper court à la forme de réaction scolaire, tout en favorisant une activité intellectuelle maximale. Je ne compte plus les réussites et souhaite qu'avec un peu de recul vous soyez fier de votre triomphe. Le vôtre, personnel et celui de tous les copains que vous avez entrainés. Chapeau l'artiste !

  • Voir tous les commentaires
Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à rajeunir le domaine de la lutte

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir One Heart !

Je découvre toutes
ses actualités

Je postule à ses
offres d'emploi

+25 points

Je participe
à ses événements

+25 points

Je deviens
bénévole

+25 points
Close