A Saint-Ouen, mouvement de solidarité pour aider six lycéens sans domicile

Par l'équipe Oneheart, le 16 décembre 2016

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Émus par la situation de leurs six camarades, professeurs et lycéens se sont mobilisés pour qu'ils puissent dormir au chaud et subvenir à leurs besoins alimentaires.

A la rentrée, au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), les professeurs s'apperçoivent que six lycéens (deux garçons et quatre filles) vivent à la rue. Alors que le 115, saturé, ne peut tous les accueillir, ils tentent de les aider à trouver un toit.

La solidarité s'organise très vite. Les enseignants intaurent une cagnotte, certains les logent pour quelques nuits. Le journal Le Monde rapporte que l'un d'entre eux, par exemple, a prêté son appartement à deux frères d’origine tchétchène, 17 et 20 ans, qui dorment habituellement dans une voiture avec leurs parents. Une partie de la cagnotte leur a aussi été remise pour qu'ils puissent s'alimenter.

Une autre somme d'argent est donnée à une jeune Malienne, et à sa famille, contrainte de dormir dans la rue. Ils vont pouvoir se louer un studio jusqu'en février. Ses camarades veulent aussi l'aider. A quelques reprises, elle n’a pu se rendre en classe. Ils se sont relayés pour lui recopier les cours et les lui envoyer par mail. “J’ai déjà rattrapé quasiment tout”, rapporte la jeune fille au Bondy blog. “Ici, dans ce studio, j’arrive enfin à réviser”.

Les quatre autres élèves, pris en charge par le 115, font face à un Samu social saturé. “Forcément, parfois, on ne peut rien leur proposer”, explique Sophie Mazet, professeur d’anglais au lycée au Bondy blog “La cagnotte que  nous avons mis en place va permettre de faire face aux autres situations d’urgence."

Interpeller les pouvoirs publics

"Le 115 ne trouve pas toujours de solution, les collectivités, mairie, département, région, nous donnent l’impression de se renvoyer la balle, explique Pierre Ginon, enseignant d’histoire-géographie, au journal Le MondeIl y a toujours un argument administratif à faire valoir face à des jeunes qui ne sont pas tous en situation régulière."

Alors que trois nouveaux cas de jeunes filles en très grande précarité leur ont été signalés, les professeurs en appellent donc à la responsabilité des pouvoirs publics et projettent une manifestation le 5 janvier 2017.

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