6ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité

Par l'équipe Oneheart, le 02 novembre 2013

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Aujourd'hui, samedi 2 novembre 2013, c'est la 6ème journée mondiale pour le droit à mourir dans la dignité.

C'était il y a dix ans. Son histoire avait ému la France entière. Le 26 septembre 2003, Vincent Humbert, 23 ans s’éteignait dans un centre spécialisé de Berck-sur-mer où il était soigné depuis de longs mois. Trois jours plus tôt, sa mère, Marie, lui avait injecté une très forte dose de médicament, le plongeant dans le coma. Devenu tétraplégique, presque aveugle et muet à la suite d’un accident de voiture en 2000, le jeune homme d'une vingtaine années avait écrit au président de la République Jacques Chirac pour lui "demander le droit de mourir".

S'en était suivi un long débat sur la question de la fin de vie et de l'euthanasie qui avait débouché sur la loi Leonetti, adoptée en avril 2005. Celle-ci a été amendée depuis mais elle est toujours jugée inadaptée par une partie de l'opinion. Le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) - s'apprête en effet à lancer des Etats généraux de la fin de vie, comme François Hollande l'a annoncé au début du mois de juillet.

Finalement, il ne s'agira pas d'états généraux publics, à l'instar de ceux qui s'étaient déroulés en 2009, avant la révision des lois de bioéthique. Le Comité consultatit national d'éthique (CCNE), à qui il revient d'organiser une consultation sur la fin de vie, préalable à un éventuel changement de législation, a longuement réfléchi à la forme à lui donner, et a opté pour des  "conférences citoyennes" qui vont se dérouler à huis clos, plusieurs we de suite d'ici décembre, et réuniront un panel de citoyens représentatif de la population, constitué par l'IFOP.
Le principe étant de laisser complète autonomie aux citoyens pour organiser leurs échanges et choisir leurs intervenants, parmi lesquels ne figurera aucun membre du Comité d'éthique, afin de les préserver de toute influence, ne serait-ce que dans la formulation des débats.

Les citoyens représentatifs recrutés pour cet exercice restitueront le fruit de leur réflexion commune le 16 décembre.
Leur avis sera consultatif, comme le sont l'avis du CCNE, rendu en juillet dernier, et le rapport Sicard, remis au président de la République en décembre 2012. 
   

Samedi 2 novembre 2013, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) organise un rassemblement national afin d’exiger une nouvelle loi sur la fin de vie.

 François Hollande s'était engagé sur cette question: 

"Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité."

Depuis trente-trois ans, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour que chaque Française et chaque Français puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie.
Conformément à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Dans cette perspective, l’ADMD entend obtenir qu’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage Ifop en août 2011

L’ADMD, également, met en oeuvre un Fichier national des directives anticipées. Ce document prévu par la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, est numérisé et archivé.
 Avec le service ADMD-Ecoute, que vous pouvez joindre du lundi au vendredi de 10h à 19h au 01 48 00 04 92, soyez accompagné et protégez votre fin de vie.

 L'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité organise cet après-midi à 18H, un grand rassemblement place de la République à Paris. Plus d'infos ICI

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