1971 - 2011 : Médecins Sans Frontières a 40 ans

Par l'équipe Oneheart, le 21 décembre 2011

L'impact, Kezaco ?

Vos actions ont de l’impact, et, cumulées, elles ont le pouvoir de changer le monde.

A chaque fois que vous fermez le robinet en vous brossant les dents, que vous choisissez de prendre votre vélo plutôt que votre voiture parce qu’il fait beau, que vous relayez une pétition en ligne pour aider les victimes d’une catastrophe naturelle, vous contribuez, à votre échelle, à un monde meilleur.

Grâce à son compteur, OneHeart mesure l’impact de chacun.e des causes, événements, spots, actualités et acteurs qui se trouvent sur la plateforme : plus vous lisez, regardez, partagez, commentez les contenus sur OneHeart, plus vous augmentez leur impact en les diffusant autour de vous.

Alors, qu’attendez-vous ?

Close

En ce 21 décembre 2011, Médecins Sans Frontières a 40 ans. 40 ans de négociation pour travailler partout dans le monde, et prodiguer des soins afin d’accéder aux populations les plus démunies ou affectées par des crises. Aujourd’hui, ce sont 30 000 personnes qui travaillent pour Médecins Sans Frontières dans 427 projets à travers le monde. Pour près de 7 millions de patients dans 80 pays.

le 21 décembre 1971, des médecins et journalistes s’associent pour créer Médecins Sans Frontières. Revenus du Biafra ou du Bengladesh, ils souhaitent fonder une organisation indépendante, capable de soigner et, le cas échéant, de témoigner du sort des populations secourues. « En réalité, MSF a mis de nombreuses années à se rendre utile dans les contextes de catastrophes naturelles » indique Rony Brauman ( médecin spécialiste de la médecine d’urgence et tropicale travaillant pour MSF depuis les années 70),  avant d’ajouter « il n’y avait pas de hiérarchie, pas de recommandations médicales, pas de chef. Nous faisions ce que nous jugions bon. Nous devions tout faire nous-mêmes, les soins médicaux ne représentaient donc qu’une petite partie du travail. C’est comme ça que cela fonctionnait à l’époque, mais cela ne pouvait pas continuer. Je suis devenu le premier médecin MSF à avoir reçu un salaire ».

Curieusement, la principale innovation apportée par MSF fut de soigner. Dans les années 1970, cet acte de soin paraissait en effet trop dérisoire dans les milieux de l’aide, focalisés sur le développement. Les campagnes de prévention et de vaccination étaient privilégiées.

A partir de 1976 au Liban, puis auprès des réfugiés cambodgiens en Thaïlande, MSF développe ses propres opérations de terrain. Dans les années 1980, elle professionnalise ses actions de secours, internationalise son recrutement, crée de nouvelles sections, multiplie ses capacités opérationnelles. « nous offrions des services qui faisaient cruellement défaut dans des environnements totalement démunis où personne d’autre n’était prêt à intervenir. Nous avons acquis nos connaissances et compétences dans les camps de réfugiés de Somalie, de Thaïlande, d’Amérique centrale et d’Afrique du Sud, où nous avons forgé les méthodes que MSF utilise toujours aujourd’hui. » indique le Dr Brauman.

Tout cela, en toute indépendance « Nous ne recevons pas d’argent des acteurs privés ou institutionnels engagés sur les terrains de conflit ou les domaines de santé publique où nous intervenons. Il n’est par exemple pas question de recevoir un quelconque financement d’un Etat de l’OTAN sur les terrains où cette organisation intervient militairement, ou par un laboratoire pharmaceutique sur un programme SIDA. » explique le Dr Marie-Pierre ALLIÉ, Présidente de MSF France depuis 2007.

En 1990, 100 personnes travaillaient à plein temps au siège de Paris. MSF est aujourd’hui présente dans plus de 70 pays avec 30 000 personnes qui travaillent à son nom dans le monde. Un développement fulgurant, sans jamais perdre ses valeurs. Spécialisée dans l’urgence, l’assistance aux réfugiés et victimes de conflits, les catastrophes naturelles ou la réponse aux épidémies, MSF est devenue un acteur humanitaire médical majeur.

De cette expérience de terrain, les French Doctors ont régulièrement tiré des prises de position fortes, des «coups de gueule» ayant profondément marqué l’histoire de l’humanitaire. Du détournement de l’aide en Ethiopie à l’arrêt des fonds pour le Tsunami, de la dénonciation du génocide au Rwanda à celui des bombardements de civils en Tchétchénie, MSF n’a cessé de revendiquer une action humanitaire indépendante et civile. « Récemment encore, nous nous sommes démarqués des autres acteurs de l’aide en questionnant l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti – où nous traitions plus de la moitié des patients. Et nous persistons à dénoncer l’instrumentalisation de l’aide humanitaire pour des motivations politiques et guerrières. » indique Dr Marie-Pierre ALLIÉ. Ce que Philippe Biberson, ancien Président de MSF, qualifiait d’ « humanitaire de révolte contre l’injustice et la persécution », lors de l’annonce de la remise du Prix Nobel de la Paix à l’organisation en 1999.

"Mes expériences m’ont montré qu’il ne fallait pas trop se fi er aux documents officiels et aux statistiques, et qu’il était essentiel de voir ce qui se passe de ses propres yeux. » affirme le Dr Brauman. Une conception de l’humanitaire qui explique pourquoi MSF est aujourd’hui la première organisation humanitaire médicale au monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réaction ? Rejoignez la conversation

Votre dose d’engagement hebdo

Chaque semaine, recevez le meilleur
de One Heart dans votre boite email.

En lisant cet article, je contribue à combattre la maladie

Vous aimerez aussi...

Top impact

JE PASSE À L'ACTION

Tous les moyens sont bons pour soutenir One Heart !

Je découvre toutes
ses actualités

Je postule à ses
offres d'emploi

+25 points

Je participe
à ses événements

+25 points

Je deviens
bénévole

+25 points
Close