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- 25 octobre 2017 -

10 choses à savoir sur l’ESS pour les 10 ans du mois de l’ESS !

  • Le Mois de l’économie sociale et solidaire (ESS) se déroule tous les ans en novembre, pour valoriser l’ensemble des acteurs de l’ESS, et sensibiliser le grand public au fort potentiel de cette économie. Cette année, le mois de l’ESS fête ses 10 ans ! L’occasion de faire le point en 10 points, sur cette économie qui réussit à allier efficacité et valeurs humaines, solidaires et démocratiques.

    1. L’ESS ne se limite pas au secteur non-lucratif

    Dans l’économie sociale et solidaire, tous les mots sont importants : à commencer par le premier – économie. En effet, l’ESS regroupe l’ensemble des acteurs qui produisent des biens et services, au service de l’intérêt général. Il y a donc une « vraie » création de valeur économique dans ce secteur, et pas seulement de la charité ! Marie-Martine Lips - Présidente du Conseil National des CRESS, la définit ainsi : « L’ESS allie l’économie, le sens du social et de la société et les solidarités. Elle remet l’humain au cœur de son projet. Ce qu’elle produit – des biens et des services comme dans toute économie – ne sert pas des intérêts personnels mais l’intérêt général. C’est ce qui fait sa différence. Sans pour autant la rendre moins pertinente sur le plan économique. »

    2. L’ESS devrait être « la norme » selon Nicolas Hulot

    En déplacement dans une association de réinsertion, notre ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a loué les qualités de l’économie sociale et solidaire, appelant à dépasser le modèle « d’une économie qui dilapide, qui détruit, qui jette », et estimant que dans notre monde aux ressources limitées, la solidarité ne devrait pas être une option : « je voudrais que ce qui apparaît comme aujourd’hui comme l’exception – et qui n’est d’ailleurs pas si marginal que ça – devienne demain la norme économique dans notre pays ».

    3. L’ESS concerne des acteurs très divers

    Associations, fondations, mais aussi coopératives, mutuelles, et entreprises commerciales à vocation sociale : telles sont les structures qui appartiennent à l’économie sociale et solidaire. L’ESS, ce n’est pas seulement le monde associatif, c’est aussi votre mutuelle santé, votre magasin bio, ou même votre webzine préféré : OneHeart, qui est une entreprise agréée ESUS, et donc membre à part entière de l’économie sociale et solidaire ! L’ESS n’est pas une filière, mais plutôt une philosophie, un état d’esprit qui place l’humain et l’environnement au cœur du projet d’entreprise.

    4. L’ESS est en excellente santé en France

    Selon l’Atlas commenté de l’économie sociale et solidaire 2017, l’ESS représente 10% du PIB en France, et 10,5 % de l’emploi : plus de 221 000 établissements employeurs pour 2,37 millions de salariés, et plus de 700 000 emplois devraient être créés d’ici 2025, principalement pour remplacer les départs à la retraite. Chaque année, ce sont 5 000 entreprises membres de l’ESS qui sont créées en moyenne, et 39 milliards d’euros qui sont reversés à l’Etat sous forme de cotisations sociales !

    5. L’ESS est ancrée dans les territoires

    Les structures de l’ESS sont au cœur de l’attractivité d’un territoire : non seulement parce qu’elles créent des emplois (voir plus haut), mais aussi par les services annexes : restauration collective, transports loisirs… qui contribuent à une économie de proximité, dont les emplois ne sont pas délocalisables. Dans 3 régions françaises, l’ESS représente 12 % des emplois : la Bretagne et les Pays de la Loire sont en haut du podium, suivies par l’Occitanie et la Nouvelle Aquitaine.

    6. L’ESS serait la clé du bonheur au travail !

     Malgré des salaires qui restent inférieurs à ceux du privé, les salariés de l’ESS plébiscitent leur projet professionnel : 71 % d’entre eux, et 89 % de leurs dirigeants, se disent « fiers » de travailler dans le secteur, et jugent leur travail « utile ». A savoir, 2/3 des salariés de l’ESS sont des salariées, et les emplois à temps partiel sont plus nombreux, en proportion, que dans le secteur privé hors ESS : 6 sur 10 contre 8 sur 10 en moyenne.

    7. L’ESS est au cœur de la révolution alimentaire

    Le secteur alimentaire est en pleine révolution, et l’ESS est en première ligne : non seulement les problématiques de bio, de véganisme ou de locavorisme sont au cœur des préoccupations de nombreux acteurs du secteur, mais les modèles de distribution sont aussi concernés ! Supermarchés coopératifs et participatifs (coucou La Louve...), AMAP, ruches, et autres plateformes de commercialisation / distribution de produits alimentaires en circuits courts, ou encore engouement pour le vrac, font partie de ces nouveaux enjeux stratégiques pour le secteur.

    8. L’ESS et les seniors, une grande histoire d’amour

    Parce que l’économie sociale et solidaire ne rend pas de compte à ses actionnaires, le salarié n’est plus une variable d’ajustement. Les salariés restent donc plus longtemps en poste, y compris les seniors. Les + de 50 ans ont d’ailleurs plus de chances de se faire embaucher dans une structure de l’ESS que dans le privé traditionnel ! Par ailleurs, les seniors sont non seulement des salariés, mais aussi des « clients » : l’action sociale, qui est au cœur du projet de la plupart des structures de l’ESS, va de plus en plus concerner les personnes âgées, en raison du vieillissement de la population.

    9. L’ESS suscite l’engouement des Français

    Selon une étude Viavoice pour Harmonie Mutuelle, 80 % des Français ont entendu parler de l’économie sociale et solidaire, même si seulement 29 % d’entre eux « voient très bien à quoi cela correspond ». Ce qui ne les empêche pas d’avoir une image très positive de cette « autre » économie ! La solidarité, la lutte contre les inégalités, le développement durable, le développement local, le bien-être, mais aussi l’avenir et l’efficacité font partie des mots associés à l’ESS par plus de la moitié des personnes interrogées. Last but not least, c’est aussi un modèle perçu comme « crédible » par 70 % des Français, qui estiment que ses principes pourraient – et devraient – s’appliquer à toutes les entreprises.

    10. 2 000 événements auront lieu en France pour le mois de l’ESS

    Vitrine de l’ESS, le mois de l’ESS a vocation à accroître sa visibilité auprès des acteurs, des partenaires, des institutions, du grand public à travers des manifestations de toutes natures (portes ouvertes, visites d’entreprises, conférences, forums, formations, RDV festifs…) et portant sur tous les secteurs d’activité (services à la personne, culture, sport, insertion, développement durable, entrepreneuriat…). S’appuyant sur un travail en régions assuré par les Chambres Régionales de l’ESS, l’organisation nationale du mois de l’ESS fédère au sein d’une plateforme centralisée l’ensemble des événements portés par les acteurs, à découvrir ici : http://www.lemois-ess.org/accueil-decouverte/p2.html  

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